Nicolas Sarkozy a dévoilé mardi les grandes lignes de la réforme territoriale qu’il a lancée il y a un an dans un but de simplification et d’économies.
Création des conseillers territoriaux et de métropoles régionales, achèvement de l’intercommunalité, clarification des compétences, reprenant ainsi plusieurs propositions du comité Balladur, dont la plus audacieuse, celle consistant à créer les conseillers territoriaux, qui, pour le gouvernement, vont « favoriser une articulation plus étroite des régions et des départements ».
Il s’agit aussi de réduire de moitié le nombre d’élus régionaux et départementaux : ils passeraient donc de 6.000 aujourd’hui à 3.000. Cette réforme rencontre une vive opposition de la part des régions comme des départements qui ne cessent de dénoncer la création de ce nouvel élu. Et la colère des élus locaux ne se tarit pas notamment en raison de l’annonce faite de la disparition de la taxe professionnelle, qui, jusqu’ici, constitue leur principale ressource.
Par ailleurs, la suppression de la compétence générale autorisant départements et régions à intervenir dans tous les domaines pourvu qu’ils soient jugés d’intérêt local les inquiète.
Enfin, les métropoles, de leur côté, qui compteront au moins 450.000 habitants, pourront avoir un poids européen et du coup pourront bénéficier de compétences élargies par rapport aux communautés urbaines.


