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Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue, à une date non précisée, d’une conférence nationale « pour parler du déficit de la France » qui réunirait à la fois l’Etat et les responsables de la sécurité sociale et des collectivités locales, lors d’un échange avec des maires.
« Folie fiscale des régions »
Il faudra bien que les responsables de la sécurité sociale, ceux des collectivités locales et ceux de l’Etat parlent ensemble (…) moi, j’ai promis que je ne remplacerai pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite mais si vous, les collectivités locales, vous en créez un de plus sur deux, comment on peut s’en sortir, c’est le même pays », a estimé M. Sarkozy.
« Il y a un moment donné où il va bien falloir qu’on se retrouve tous parce que le contribuable, c’est le même », a insisté le chef de l’Etat.
« Quand je vois aussi la folie fiscale qui s’est emparée d’un certain nombre de régions, je me dis: il faut faire attention quand même, parce que c’est la compétitivité de la France (qui est en jeu) », a-t-il conclu.

Mardi 10 novembre 2009

Le rôle du nouveau ministere de l’Outre-mer devrait être essentiel dans la mise en oeuvre des 137 mesures inspirées des Etats généraux et qui ont été retenues à l’issue d’un conseil interministériel. Pour le président Nicolas Sarkozy, il s’agit d’une « feuille de route » après la crise sociale qui a secoué les Antilles au début de l’année et qui « nous a obligés à repenser la relation entre l’outre-mer et la métropole ». Pour en vérifier l’application, il a annoncé la création de « comités de suivi des engagements ministériels ».
Ce catalogue de 137 mesures applicables sur plusieurs années et dont le coût total n’a pas été chiffré a été adopté lors du premier conseil interministériel de l’outre-mer qui s’est tenu vendredi 6 novembre à l’Elysée, dans la foulée des états généraux de l’outre-mer lancés après la crise de l’hiver.
« La crise que nous avons traversée nous a obligés à repenser la relation entre l’outre-mer et la métropole », a déclaré le président de la République à l’Elysée devant un grand nombre d’élus ultra-marins et de représentants du monde économique. « Nous avons beaucoup travaillé ensemble et nous avons réussi à dégager une feuille de route claire », a-t-il affirmé. Il a toutefois souligné que le premier conseil interministériel « n’avait pas pour ambition de régler tous les problèmes de l’outre-mer, ni même de répondre à toutes les préoccupations qui sont remontées des états généraux ».
Une première série de dispositions concerne la « vie chère » avec la mise en place de « groupements d’intervention régionaux de la concurrence », ainsi que le « développement économique endogène » par la diversification des filières agricoles et l’ouverture des marchés voisins. Une aide exceptionnelle, sous forme d’un moratoire de dettes sociales, a été accordée à l’industrie hôtelière des Antilles fragilisée par la crise.

A l’issue de la consultation des Etats généraux conclus, vendredi 6 novembre, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a décidé de promouvoir le secrétariat d’Etat à l’outre-mer en ministère à part entière, rattaché au ministère de l’intérieur. Le chef de l’Etat a confirmé dans ses fonctions Marie-Luce Penchard, nommée en juin en remplacement d’Yves Jégo. ‘Ce ministère doit avoir les moyens de fonctionner et un niveau de reconnaissance conformes aux défis qui sont ceux de l’outre-mer’, a-t-il précisé.