La France est en déficit d’entreprises de tailles intermédiaires, c’est pourquoi le fisc encourage les investisseurs qui misent sur les PME, même si l’incitation s’est « affaiblie ». Investir directement dans le capital d’une PME permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 22 % (contre 25 % en 2010). L’avantage fiscal accordé aux investissements dans les fonds spécialisés, FIP et FCPI, a lui aussi été réduit. La réduction d’impôt sur le revenu est désormais plafonnée à 22 % (contre 25 %) de l’investissement, avec un plafond de versement de 21 600 euros pour un couple. Les réductions d’impôt liées aux niches fiscales ne peuvent pas dépasser 18.000 euros, augmentés de 6 % du revenu.
«Pour un contribuable avec un revenu de 150.000 euros, le plafond global est de 27.000 euros. Il était de 32.000 euros en 2010 et de 40.000 euros en 2009», précise Cédric Kasztelan à la banque Quilvest. De plus, les droits d’entrée dans les fonds, souvent élevés, ne sont plus pris en compte dans la réduction d’impôt, les parts de FCPI et de FIP ne peuvent plus être logées dans un PEA.


