Archive pour le mot-clef ‘outre mer’

Le nouveau coup de rabot sur la défiscalisation des investissements productifs sera bien porté à 15 % au lieu des 10 % prévus.

Cette mesure devrait permettre à l’État d’économiser quelque 150 millions d’euros. Le logement social reste exonéré de ce coup de rabot. Le taux de rétrocession ne change pas. Les départements d’Outre-mer, comme la métropole, subiront une autre mesure : à partir de 2012, seuls ceux qui auront les moyens d’acheter dans le neuf pourront bénéficier du PTZ+ (prêt à taux zéro renforcé). Une mesure qui va favoriser les plus riches puisqu’elle n’est pas soumise à conditions de revenus.

Fin septembre, un député UMP, Michel Bouvard, avait pourtant bien essayé de limiter l’accès au PTZ+ aux 10 % les plus riches. La ministre du Budget Valérie Pécresse s’était opposée à l’amendement qui n’avait pas été adopté par l’Assemblée nationale. Le taux de TVA réduit de 2,1 % de la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion sera quant à lui préservé. L’Outre-mer échappe à l’instauration d’un taux intermédiaire. En métropole, le taux passe de 5,5,% à 7 % pour les produits et les services, à l’exception des produits de première nécessité, notamment l’alimentation, l’énergie et les services aux handicapés. Enfin, dans le cadre de l’effort demandé à chaque ministère, Marie-Luce Penchard devait déposer hier soir, à l’occasion de l’examen de la mission outre-mer, un amendement réduisant les autorisations d’engagements de 48 millions d’euros. 3 millions d’euros seront pris sur le programme conditions de vie, et 45 millions sur le programme emploi.

Selon le groupe socialiste de l’Assemblée nationale 1,2 milliard d’euros ont d’ores et déjà été supprimés sur le budget de l’État concernant les aides à l’emploi.

Sources – Agence de presse GHM – 2011

La réunion est département français de l’Océan Indien de 800 000 habitants, dont l’espace : 70 kms x 50 kms est très occupé par la nature (Pitons, cirques et remparts classés au patrimoine mondial de l’Unesco) et qui met tout en œuvre pour réduire son taux de chômage et développer son économie.

Comme le précise Jérôme ISAUTIER, vice-président du MEDEF de l’île de la Réunion :

« Plus de 80% des 30 000 entreprises de la Réunion comptent moins de 5 salariés et contrairement à une idée reçue, l’activité économique première à la Réunion, ce n’est pas le tourisme, mais les services, le commerce et la construction (Plus de 80% du PIB). L’industrie agroalimentaire est aussi très présente puisque le sucre et le rhum sont les 2 premiers produits d’exportation. Le 3e produit d’exportation étant la légine, pêchée au large des îles Kerguelen et vendue essentiellement au Japon.

Le tourisme est l’un des secteurs en devenir de la Réunion, avec son volcan en activité (le Piton de la Fournaise), des cirques et remparts avec des parois avoisinant les 2000 m. A 11 heures de vol de Paris, la Réunion souhaite se positionner comme une destination touristique haut de gamme.

Avant la crise, notre île enregistrait un taux de chômage supérieur à 30%. Du fait de la réforme des lois Girardin (défiscalisation immobilière), le BTP a perdu 12000 emplois sur 30000, un réel sinistre pour notre territoire.

La Réunion se prend donc en main pour rebondir et a identifié 4 secteurs porteurs susceptibles de lui apporter de la croissance et de l’emploi :
- l’agroalimentaire, secteur historique avec le rhum notamment
- l’énergie, car le territoire peut et doit être un lieu d’expérimentations.
Sans énergie nucléaire, il nous faut développer des énergies renouvelables comme le solaire par
exemple pour limiter le recours au pétrole.
- les TIC (Technologies de l’information et de la communication), car on est loin de tout et le haut
débit est incontournable pour rester connectés avec le reste du monde et travailler dans de bonnes
conditions. (Fin 2010, 48% de la population était équipée en haut débit).
- le tourisme, avec un positionnement haut de gamme. »

Une volonté qui mérite d’être soulignée, d’autant plus que les exonérations fiscales en outre-mer sont remises en question par la rigueur budgétaire nationale actuelle, menaçant alors l’équilibre de territoires déjà fragiles économiquement…

Sources www.wereunion.re – 2011

Sur les 137 mesures annoncées le 6 novembre par l’Elysée , 71 sont « transversales », intéressant « la plupart » des 12 collectivités ultramarines, dont les 4 DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion). Leurs conséquences financières vont s’étaler sur 5 à 10 ans mais leur première traduction budgétaire interviendra dans le collectif budgétaire de 2009. Une seule mesure est chiffrée précisément : le programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité des départements français d’outre-mer (POSEIDOM) sera abondé de 40 millions d’euros « dès 2010″ pour « permettre la diversification et le développement de filières agricoles ». Les professionnels du tourisme, en grande difficulté, bénéficieront d’un moratoire sur les dettes sociales patronales pendant un an. D’autres mesures favorisent la relance du logement social, un gros point noir outre-mer, et renforcent le droit de la concurrence, notamment dans la distribution.

Mardi 10 novembre 2009

Le rôle du nouveau ministere de l’Outre-mer devrait être essentiel dans la mise en oeuvre des 137 mesures inspirées des Etats généraux et qui ont été retenues à l’issue d’un conseil interministériel. Pour le président Nicolas Sarkozy, il s’agit d’une « feuille de route » après la crise sociale qui a secoué les Antilles au début de l’année et qui « nous a obligés à repenser la relation entre l’outre-mer et la métropole ». Pour en vérifier l’application, il a annoncé la création de « comités de suivi des engagements ministériels ».
Ce catalogue de 137 mesures applicables sur plusieurs années et dont le coût total n’a pas été chiffré a été adopté lors du premier conseil interministériel de l’outre-mer qui s’est tenu vendredi 6 novembre à l’Elysée, dans la foulée des états généraux de l’outre-mer lancés après la crise de l’hiver.
« La crise que nous avons traversée nous a obligés à repenser la relation entre l’outre-mer et la métropole », a déclaré le président de la République à l’Elysée devant un grand nombre d’élus ultra-marins et de représentants du monde économique. « Nous avons beaucoup travaillé ensemble et nous avons réussi à dégager une feuille de route claire », a-t-il affirmé. Il a toutefois souligné que le premier conseil interministériel « n’avait pas pour ambition de régler tous les problèmes de l’outre-mer, ni même de répondre à toutes les préoccupations qui sont remontées des états généraux ».
Une première série de dispositions concerne la « vie chère » avec la mise en place de « groupements d’intervention régionaux de la concurrence », ainsi que le « développement économique endogène » par la diversification des filières agricoles et l’ouverture des marchés voisins. Une aide exceptionnelle, sous forme d’un moratoire de dettes sociales, a été accordée à l’industrie hôtelière des Antilles fragilisée par la crise.

A l’issue de la consultation des Etats généraux conclus, vendredi 6 novembre, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a décidé de promouvoir le secrétariat d’Etat à l’outre-mer en ministère à part entière, rattaché au ministère de l’intérieur. Le chef de l’Etat a confirmé dans ses fonctions Marie-Luce Penchard, nommée en juin en remplacement d’Yves Jégo. ‘Ce ministère doit avoir les moyens de fonctionner et un niveau de reconnaissance conformes aux défis qui sont ceux de l’outre-mer’, a-t-il précisé.