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L’île de La Réunion est un espace micro insulaire où l’espace disponible est à la fois restreint et contraint. Restreint puisqu’elle compte plus de 800.000 habitants sur un territoire de seulement 2.512 km2 ; soit la moitié de la surface d’un département métropolitain. Et contraint, car les deux tiers de son territoire sont difficilement aménageables du fait d’une géographie physique particulièrement escarpée, associée à un contexte d’accroissement de la compétition. Avec l’essor de la globalisation et de la mondialisation, la dimension géographique a vu son importance s’accroître fortement. Nous l’avons tous compris, nous observons une véritable croissance des espaces urbains, notamment sur le littoral et les mi-pentes de l’île. Urbanisation qui constitue donc une aubaine pour le développement des services.

Selon l’INSEE, le secteur des services à la personne est bien implanté sur l’Île de La Réunion, car il comptait 12.000 salariés en 2006, soit deux fois plus que le secteur du tourisme et presque trois fois plus que celui des hôtels, cafés et restaurants. Ainsi, 6% de l’ensemble des salariés de l’île travaillent dans ce secteur ; un taux plus important qu’en France (4,6%). Les salariés travaillent en grande majorité pour des particuliers, mais l’activité des organismes agréés se développe rapidement. À cette même date, environ 15.000 ménages ont eu recours aux services à la personne. Selon une estimation, ils pourraient être entre 9.000 et 25.000 de plus en 2020. De plus, la grande majorité des salariées sont des femmes et deux sur trois sont âgées de 35 à 54 ans.

L’institut de la statistique note que l’emploi dans cette branche d’activité prend deux formes. D’une part, des particuliers emploient directement une personne à domicile. C’est le cas le plus fréquent : 9.200 salariés travaillent pour 10.500 particuliers employeurs. D’autre part, les Organismes Agréés des Services aux Personnes (OASP) peuvent vendre aux ménages des services réalisés par leurs salariés. 2.800 salariés travaillent ainsi pour les OASP. Une petite minorité de salariés (1,7%) travaillent à la fois pour un organisme et pour un particulier-employeur.

En 2006, 6% des ménages réunionnais ont fait appel au secteur des services à la personne. En France, ils sont 11% à avoir recours à ce type de service. Selon l’INSEE, cet écart s’explique par plusieurs facteurs : une jeunesse des ménages réunionnais, qui « ont donc moins recours aux services à domicile », un chômage très élevé, une forte proportion de femmes inactives et des revenus plus bas sont enregistrés sur l’île.

L’INSEE retient aussi que les salariés réunionnais de ce secteur sont moins bien rémunérés à l’heure qu’en France métropolitaine. Les hommes sont mieux payés que les femmes, en raison avant tout de la répartition des services proposés entre les hommes et les femmes. Une autre disparité concerne la géographie de l’île. En 2006, les salariés du Nord avaient un salaire horaire brut supérieur à ceux des autres régions de l’île. Un salarié qui travaillait pour un organisme gagnait en moyenne dans le Nord 13,30 euros bruts par heure, alors que dans le Sud et l’Ouest, le salaire était de 10 euros.
Ce n’est que depuis peu que les services à la personne prennent leur envol à La Réunion et nous verrons les grandes lignes dans notre prochain numéro.

Sources : http://www.temoignages.re/ – novembre 2011

L’INSEE a présenté ses résultats pour le 2ème trimestre 2011 et le constat est plus que positif. En effet plus de 2030 entreprises ont été créées au cours des 6 premiers mois de 2011.

Voici le communiqué de l’Institut de statistiques.

« À La Réunion, 2 030 entreprises ont été créées au cours du 2e trimestre 2011, soit une hausse de 5 % par rapport au trimestre précédent. Sur l’ensemble de la France, les créations d’entreprises diminuent de 4 %. Le tiers des créations réunionnaises sont des demandes de création sous le régime de l’auto-entrepreneur.

Les créations d’entreprises progressent en un trimestre de 24 % dans l’industrie (grâce aux installations de panneaux solaires qui génèrent encore 60 % des créations), de 7 % dans le secteur « autres services » et de 3 % dans celui de la construction.

Les créations sur les douze derniers mois sont en hausse de 11 %. L’industrie, grâce à la production d’électricité, bénéficie de la plus forte progression (+ 73 %). Le secteur « autres services » augmente de 5 %, celui du commerce de gros et de détail, des transports, de l’hébergement et de la restauration progresse de 3 %. La hausse est plus modérée dans la construction (+ 1,8 %).

Au classement des créations selon la zone géographique, la micro-région Sud conserve la tête avec 641 créations, suivie du Nord (553), de l’Ouest (503), et enfin de l’Est (316). Toutefois, sur l’année, la micro-région Est est la plus dynamique.

Au premier trimestre 2011, 77 entreprises ont été placées en redressement judiciaire à La Réunion. Le nombre de défaillances chute d’un tiers, pour atteindre son plus bas niveau depuis 2005.

Sur l’ensemble de la France, les défaillances ont augmenté de 13 %. La construction concentre près de la moitié des défaillances réunionnaises mais leur nombre baisse de 13 %. » »

Sources INSEE 2011

Tous les chiffres disponibles sur la vie économique et sociale de l’île de La Réunion sont réunis dans la nouvelle édition du TER (Tableau Economique de la Réunion).

Le nouveau TER, cofinancé par le Conseil Régional, la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion et l’Insee,est disponible.. Les grandes thématiques restent inchangées : les comptes économiques (au travers du PIB, des finances publiques et des échanges extérieurs) et les enquêtes auprès des entreprises alimentent une description précise de l’économie locale.
L’approche du territoire intègre quant à elle l’étude de l’environnement à travers le climat, le milieu naturel, les risques, la qualité de l’air et de l’eau et les déchets.
Enfin, les données sur l’emploi, les revenus, la santé et l’enseignement sont complétées par un chapitre sur les conditions de vie qui traite de la consommation, du logement, de la justice et des loisirs.

Et comme chaque année, le sommaire a été revu pour répondre au mieux aux problématiques
régionales. Pour cette édition 2010, une rubrique « loyers et charges » a été introduite à partir des résultats de la dernière enquête logement.
Le chapitre transport a été fortement remanié, intégrant notamment une nouvelle rubrique sur le trafic routier, et les statistiques sur le parc automobile sont de nouveau disponibles Enfin, les données du recensement ont permis de réactualiser l’information relative à la population.

Cette publication est disponible en kiosque ou gratuitement au format électronique, sur www.insee.fr/reunion.

La demande de logements neufs à l’achat se redresse : elle s’affiche à – 28% en octobre, contre – 37% en juillet, selon les données de l’Institut national de la statistique, dépassant sa moyenne de longue date, qui inclut les données de janvier, avril et juillet (-32%).

Les entrepreneurs sont moins nombreux qu’en juillet à prévoir une réduction des mises en chantier pour les logements (-6% en octobre). A l’inverse, pour les mises en chantier de logements destinés uniquement à la location, les perspectives sont plus favorables (16% en octobre contre 6% en juillet). Autre bonne nouvelle : les stocks d’invendus sont inférieurs au troisième trimestre par rapport à ceux du deuxième trimestre (-49% contre -53% en juillet). Enfin, selon les promoteurs, la baisse du prix moyen des logements neufs s’est maintenue (-24% contre -25%) et l’apport personnel des candidats à l’achat d’un logement neuf est plus important qu’en juillet (-20% contre -33%).