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La Réunion est l’une des régions de France où la construction immobilière est la plus cher. Le moindre terrain se négocie au minimum dans l’île autour de 100 000 euros. Et le prix au m² ne cesse d’augmenter.

La Réunion est une terre « d’exagération » au niveau du foncier, même si les réunionnais s’en passeraient bien. La dernière note de conjoncture des Notaires de France pour le mois de juillet 2011, publiée il y a quelques semaines dans le journal des Échos, nous montre clairement que la liste s’allonge de jour en jour.

En effet, c’est du côté de l’immobilier que tout se passe, un secteur mis à l’honneur par la visite du secrétaire d’État chargé du Logement, Benoist Apparu, il y a quelques jours. Cette fois, il ne s’agit pas d’évoquer le nombre de logements sociaux en attente, ni la détresse des familles en souffrance.

Selon les Notaires de France, la Réunion ferait partie des régions où les prix des terrains à bâtir sont les plus élevés. Elle fait même partie du trio de tête, arrivant en troisième position derrière l’île de France et la région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur). Si l’idée était sans doute déjà répandue dans l’esprit de la majorité des Réunionnais, des données récentes et chiffrées viennent ainsi la conforter.

Le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu a annoncée sa volonté de modifier le dispositif Scellier
Afin de rassurer les investisseurs inquiets de voir réapparaître avec le dispositif de défiscalisation immobilière Scellier des dérives comparables à celles connues avec le « Robien » il y a quelques années, le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu a annoncé mercredi qu’il apporterait certaines modifications avant la rentrée.

Lors d’une table-ronde au Sénat sur la fiscalité en faveur de l’investissement immobilier, le secrétaire d’Etat a précisé qu’il allait proposer au gouvernement  « une révision des plafonds de loyers ». Car les loyers dans certaines zones les maxima dépassent parfois de 5% à 50% les loyers dans celle ci.

Il est même évoqué d’interdire purement et simplement le Scellier dans une partie des 170 communes mises actuellement « sous surveillance » par le gouvernement en raison d’une trop faible demande locative.

« Ne pas déclasser certaines d’entre elles reviendraient à permettre la construction de logements en Scellier qui ne trouveraient pas preneur, ce qui conduirait à déséquilibrer le marché de l’immobilier de ces communes », a souligné M. Apparu.