Archive pour la catégorie ‘Actualités’

Nous vous informons de la création prochaine sur la Réunion d’un « Système d’Echanges Local » (S.E.L.) permettant entre membres l’échange à l’aide d’une monnaie symbolique – pour nous des « Grains de SEL » – des objets, services et savoirs et ayant déjà un site internet www.reunisel.com.

Cette alternative à l’argent permet de se faire plaisir, de vivre mieux, de générer des solidarités, et de développer des amitiés sans que l’argent ne soit un intermédiaire obligé dans les relations inter membres.

Ceci n’est pas une nouveauté puisqu’il existe des SEL depuis 1980 (depuis 1994 en France).

Au début d’une crise économique mondiale qui laissera beaucoup de gens dans la précarité, à l’heure où l’ ndividualisme prend le dessus, la création d’un tel concept localement s’avère plus que jamais indispensable.

Si vous désirez rejoindre cette nouvelle association qui posera ses statuts début février 2012, ne manquez pas de nous le faire savoir dès que possible. Nous aurons besoin de tous pour développer ce concept d’échange, d’amitié et de solidarité.

http://www.selidaire.org.


Sources : Patrice LOUAISEL – http://www.zinfos974.com/ – Février 2012

Le Maïdo, à 2220 mètres d’altitude, à l’Ouest de l’Ile de la Réunion. Ce sommet montagneux qui surplombe le cirque naturel de Mafate constitue le 2ème site naturel le plus visité de l’ile après le Pas de Bellecombe.

Au-delà de ses attributs touristiques, le Maïdo est réputé pour être un point d’observation névralgique dans le domaine de l’étude atmosphérique et climatique. Ce site hautement stratégique pour les scientifiques du monde entier, accueille depuis juin 2010 la construction d’un observatoire de pointe qui permettra d’étudier demain les évolutions de la stratosphère tropicale, les mesures de télédétection mais également l’état des satellites par la Nasa.

Fort de son implantation sur l’Ile de la Réunion au travers de sa filiale MILLET Océan Indien, le Groupe a fabriqué les menuiseries de ce programme très particulier. Piloté par le cabinet d’architecture réunionnais NWA RUN, ce projet atypique est en phase d’être livré (fin du 1er trimestre 2012).

Architecture de l’invisible
L’observatoire du Maïdo respecte les principes de la démarche HQE® visant à améliorer la qualité environnementale des bâtiments neufs et existants.

Le projet s’est notamment conformé aux 14 cibles permettant de structurer la réponse technique, architecturale et économique du Maître d’Ouvrage. Outre le choix des matériaux et la mise en œuvre, l’appel d’offres comprenait un important cahier des charges sur le plan de la gestion et de l’élimination des déchets.

Encadré par de très importantes exigences urbanistiques, environnementales et techniques, l’ouvrage de 1000 m² repose sur une conception architecturale « invisible » privilégiant la longueur et la faible hauteur du bâtiment. Ainsi, l’ensemble très plat épouse discrètement les courbes de la montagne.
L’observatoire est divisé en trois parties. Un tiers de l’édifice accueille 6 chambres pour les scientifiques ainsi qu’un espace réservé aux mesures chimiques. La seconde partie est destinée aux mesures des paramètres physiques (gaz à effet de serre, ozone, vapeurs d’eau, etc.). Le dernier tiers est destiné à recevoir les appareils de mesure de haute altitude (télescopes à laser, lidars, etc.).

Le bâtiment est composé d’une structure en béton banché coulé sur site. Les planchers en pré dalles ont été préfabriqués dans une usine à proximité et mis en œuvre sur place sur des tours d’étaiement. Pour répondre à la volonté d’intégrer totalement le bâtiment au paysage, l’architecte Stéphane Delarue du cabinet NWA RUN, a opéré un travail minutieux sur l’enveloppe du bâtiment :
• Habillage des façades en bois et en pierres naturelles récupérées sur site.
• Système de toiture végétalisée à très faible pente.
• Toiture zinc et verrière.
• Brise-soleil en bois.

L’isolation thermique est assurée par la combinaison d’un complexe isolant par l’intérieur et d’un chauffage au sol. La production en eau chaude étant assurée par des chauffe-eau à panneaux solaires (NDLR : dans cette région, les températures peuvent être négatives en hiver).

Des fenêtres sur-mesure en bois éco-certifié FSC®, avec vitrage spécifique
Bien que les particularités climatiques de l’Ile de la Réunion privilégient l’utilisation du PVC ou de l’aluminium en menuiserie, l’observatoire du Maïdo a opté pour le bois. Ce choix a permis à l’architecte d’être conforme au cahier des charges environnemental du Maître d’Ouvrage tout en préservant l’unité architecturale du bâtiment.

62 fenêtres en Movingui ont été fournies par le Groupe MILLET et posées par l’entreprise réunionnaise Pierre & Bois : ouvrants à la française, oscillo-battants et fenêtres à soufflet composent les principales ouvertures du bâtiment. Des ensembles portes en bois (4) ont également été conçus par MILLET.

Les conditions atmosphériques du site ont nécessité un travail spécifique dans la conception des menuiseries : double vitrage d’altitude (pré-équilibré), renforts supplémentaires, diminution de la surface vitrée, etc.

Ces fenêtres sont en Movingui 100% éco-certifié FSC®, naturellement durable et sans traitement. Elles sont éco-conçues et ont fait l’objet d’une analyse de cycle de vie permettant d’identifier l’impact environnemental de la gamme à toutes les étapes (conception, fabrication, mise et vie en œuvre, démontage, recyclage).

Malgré une interruption temporaire du chantier due à un incendie autour de la parcelle de l’observatoire, le chantier du Maïdo est entré dans sa phase ultime de finalisation pour une livraison prévue au mois d’avril 2012. Impatients, les meilleurs spécialistes mondiaux dans le domaine de l’étude de l’atmosphère et des changements climatiques sont d’ores et déjà venus visiter ce haut lieu de la science.

La Réunion – 02/2012

La FRBTP (Fédération réunionnaise du BTP) a tenu sa conférence de presse de rentrée ce matin pour dresser un bilan de l’année 2011 et un état des lieux de la situation du BTP en ce début d’année 2012. Pointés du doigt, la remise en cause de la défiscalisation qui pourrait signer un véritable coup d’arrêt dans le secteur de la construction, mais également un carnet de commande publique en berne.

L’année 2012 démarre avec beaucoup « d’incertitude » et de « prudence » pour les chefs d’entreprise oeuvrant dans le secteur, explique la FRBTP. Une année qui devrait rester stable par rapport à 2011, principalement assurée par la construction de logements sociaux. En 2011, le secteur du BTP a enregistré un chiffre d’affaire global à la Réunion de 1,350 milliard d’euros et le nombre d’emploi est resté stable avec 17.240 emplois dans le secteur contre 17.060 en 2010.

Mais le secteur du BTP ne pourra rester « focalisé » indéfiniment sur la construction de logements sociaux. « Il y a un problème de logement à la Réunion, il faut arriver à convaincre les décideurs sur l’utilité économique et sociale de construire, également dans le privé. (…) D’autant que le financement du logement social est en difficulté, le Conseil général, principal financeur, ne semble plus suffisamment solide pour continuer », explique Stéphane Brossard, président de la FRBTP. Pour remédier à cette situation, la FRBTP compte sur les autres collectivités. « Il faut que d’autres collectivités prennent le relais, comme la Région. Il en va de l’intérêt général de la Réunion », souligne-t-il.

Le BTP en crise, la faute à la chasse aux niches fiscales et la politique anti-défiscalisation menée, notamment, par le gouvernement, considère le syndicat. « Les futures échéances politiques nous inquiètent. Il faut sauvegarder la défiscalisation », explique Stéphane Brossard. Une défiscalisation qui assure par an au secteur BTP près de 270 millions d’euros.

« 54% de la programmation a été réellement exécutée, c’est inadmissible »

La chasse à la défiscalisation est couplée à un carnet de commande en baisse. D’après une étude menée par la FRBTP, les carnets de commandes sont en baisse de 29% pour les entreprises par rapport à l’année 2011. « Un indicateur pour la santé du secteur BTP est l’ordre de service. Il est en baisse. L’année dernière, 54% de la programmation a été réellement exécutée, c’est inadmissible », ajoute-t-il. Pis, les entreprises réunionnaises du BTP comptent à 80% sur la commande publique, mais ce carnet est sur « moins de six mois ».

« De plus, certains maitres d’ouvrage, y compris publics, spéculent sur les difficultés de ces entreprises pour attribuer leurs marchés à des prix « très » anormalement bas », explique-t-on à la FRBTP. Le secteur se tourne vers le HCCP (Haut conseil de la commande publique) pour accélérer les ordres de services, mais également « booster » la production de logements sociaux.

« Par rapport à cette souffrance, on se veut pragmatique. (…) On est persuadé que le HCCP est plus légitime que le blocage des routes. On a très peur de la réserve des fonctionnaires sur les trois mois qui arrivent avec les échéances présidentielles, cela va être catastrophique », prévient Stéphane Brossard.

Sources : Julien Delarue – http://www.zinfos974.com – Février 2012

La hausse de la TVA de 1,6 point à 21,2 %, annoncée par le chef de l’Etat, ne s’appliquera pas dans les territoires d’outre-mer où sont en vigueur des régimes fiscaux différents, ont précisé hier les ministres du Budget et de l’Outre-mer à l’Assemblée. « Les collectivités d’outre-mer ont certaines un statut particulier qui ne relève pas de la fiscalité de droit commun. Ensuite, les départements et régions d’outre-mer bénéficient d’un système dérogatoire de taxation indirecte avec l’octroi de mer », a rappelé Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer. Ces DOM « bénéficient déjà d’allègements de charges sociales (…). Ces mesures sont déjà destinées à soutenir l’activité et à protéger l’emploi », a-t-elle ajouté.

Sources – www.lesechos.fr – 02/02/2012

L’Outre-Mer est composée d’une biodiversité d’une richesse exceptionnelle, mais qui est de moins en moins en sécurité. Le tourisme n’aidant pas. Aussi, pour avertir les visiteurs, consacrer la protection de l’environnement mais aussi promouvoir les trésors des territoires français ultra-marins, les ministères de l’Outre-mer, de l’Écologie et du Tourisme ont publié un « passeport vert ». Une bonne méthode pour rappeler l’importance du tourisme éco-responsable.

Composé de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte, de la Réunion, de la Nouvelle-Calédonie, de Mayotte, de Wallis-et-Futuna, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de la Polynésie et des Terres antarctiques et australes françaises, l’Outre-mer regroupe 80% de la biodiversité marine de notre pays. Il représente aussi 97% de notre espace maritime – le deuxième plus vaste au monde – et quelque 13 000 espèces endémiques. Pour protéger ces incroyables richesses, le gouvernement a décidé de mettre en place un petit guide destiné à sensibiliser les touristes sur leur importance. « Cette richesse naturelle est un grand atout des territoires d’outre-mer. Son utilisation durable, en cohérence avec le développement des activités humaines, et notamment touristiques, est un enjeu important », résume ses auteurs.

Le tourisme, lui, est une activité essentielle pour l’économie de l’Outre-mer. « En raison de son importance économique et de son poids en matière d’emploi, le tourisme est un secteur d’avenir pour les Outre-mer », confirme le manuel. Mais si rien n’est fait, « d’ici un siècle, des centaines d’espèces connues pourraient disparaître ». Et de souligner qu’« en France, en métropole comme en Outre-mer, 378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont menacées ».

De près de 60 pages, le guide présente des fiches descriptives sur chaque territoire. Il réexplique également ce qu’est un écosystème ou la biodiversité, deux termes bien connus des éco-citoyens. La piqûre de rappel n’est cependant pas inutile, puisque « selon un eurobaromètre publié en 2010, seuls 38 % des Européens (connaissaient) le sens du mot “biodiversité”. Par ailleurs, 28 % disaient avoir déjà entendu le terme mais ne savent pas de quoi il s’agit ».

Il propose en outre dix « règles » simples. Le respect des espaces naturels par exemple, ou encore la préservation des récifs coralliens, en évitant leur collecte ou leur intoxication avec de la crème solaire. Les touristes sont également invités à rapporter leurs déchets de promenade ou à préférer les produits locaux, et le « passeport vert » rappelle judicieusement que certains animaux ou plantes ne peuvent être rapportés. Parce que « nos actions, y compris en vacances, ont un impact sur notre environnement », cette initiative est exemplaire.
300 000 « passeports verts » sont actuellement distribués, en français mais aussi en anglais. Sage précaution étant donné le caractère cosmopolite du tourisme dans ces contrées à la faune et à la flore si précieuses.

Sources : Marguerite Nebelsztein – http://www.zegreenweb.com – Février 2012

Encore quelques mois avant la présidentielle de 2012. Cela fait un peu plus d’un an que va et vien des candidats au poste ultime se poursuit aux quatre coins du globe, pour tenter de conquérir le vote Outre-mer. Mais autant d’effort à séduire l’électorat ultra-marin en vaut-il la chandelle ? Le passé récent donne un début d’explication.

L’importance des électeurs d’Outre-mer est faible par rapport à l’ensemble national : seulement 4%.. Nos territoires ultra-marins n’échapperont pourtant pas cette année encore à la visite officielle de circonstance. Si pour certains candidats, les dates sont arrêtées, pour d’autres, le suspense reste de mise.

Commençons par le président sortant qui n’a toujours pas officialisé sa candidature. Dimanche dernier, c’est lors de son discours à Cayenne en Guyane qu’il a apporté quelques éléments sur la poursuite de sa tournée en Outre-mer. « Je me rendrai à la Réunion dans le premier semestre de cette année » a annoncé Nicolas Sarkozy. Belle lapalissade. Les fins observateurs y ont vu là le signe que l’intéressé prévoyait tout aussi bien de se déplacer avant le 1er tour de la présidentielle, tout comme quelques jours après une éventuelle réélection. La première formule semble quand même la plus probable, à moins que le chef de l’Etat ne considère son sort électoral déjà plié sous nos tropiques.

Sources – ww.zinfos974.com – 02/2012

Environ 82% des entreprises réunionnaises sont confiantes pour l’avenir. Une confiance en fin 2011 qui s’est traduite par une augmentation des embauches et un ralentissement des licenciements. De plus, la formation devient de plus en plus prioritaire.

L’enquête a été menée par Opcalia auprès de 206 entreprises de l’île de la Réunion entre le 15 septembre et le 21 octobre 2011 avec le cabinet Majors Consultants. Selon cette étude, une majorité d’entreprises réunionnaises gardent foi en l’avenir malgré un contexte économique difficile. 82% d’entre elles se montrent confiantes et expriment leur intention d’embaucher.

Mais les candidats aux profils adaptés aux postes à pourvoir manquent bien souvent à l’appel. En 2011 comme en 2010, nombre de chefs d’entreprises ont été confrontés à ce problème. 35% des entreprises ont rencontré des difficultés de recrutement sur des profils techniques, notamment les opérateurs de premier niveau et les cadres dans une moindre mesure. Bien avant la rémunération, la pénurie de bons profils est avancée comme la raison principale à l’absence de recrutement.

Pour ces raisons, la formation bénéficie d’une image toujours positive et devient une priorité de plus en plus affirmée. 74% l’estimant prioritaire contre 69% en 2010 et 36% en 2009. 65% d’entreprises qui ont formé des salariés en 2011, le plus souvent par des prestataires extérieurs (92%) jugent la formation efficace. Les budgets de formation sont d’ailleurs en légère hausse en 2011 avec 30% des entreprises qui ont choisi de davantage investir dans la formation, principalement pour les professions techniques. Planifiant peu leurs calendriers de formations, les entreprises s’appuient sur les centres de formation et prestataires extérieurs.

Les contrats de professionnalisation connaissent un notoriété et un succès grandissants. Dans le détail, l’alternance bénéficie d’une dynamique positive, les CTP/CRP (CSP-Contrats de Sécurisation Professionnelle) sont mieux connus des entreprises qui y ont aussi plus recours, le DIF bénéficie d’une pénétration encore faible, la POE (préparation opérationnelle à l’emploi) est connue d’une minorité et peu ancrée dans les pratiques.

Sources – www.linfo.re – 02/2012

Les prix devraient diminuer ou très faiblement augmenter selon différentes prévisions. Mais les conditions d’accès à l’emprunt se durcissent, ce qui accroît la rupture entre gens solvables et non-solvables.

« Les prix baisseront jusqu’à 5% en 2012″, déclarait la FNAIM le 3 janvier.

Le même jour, Century 21 anticipait, au contraire, une très faible hausse, de l’ordre de 2 ou 3%, avec de fortes disparités à prévoir entre les régions.

Alors, que penser ? « La prévision est un exercice notoirement difficile, surtout dans le contexte actuel, avec une visibilité très faible sur le plan macroéconomique », répond Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com.

Car la conjoncture pèse sur l’immobilier. Les prix ont beaucoup augmenté ces dernières années, comme le rappelaient les notaires en novembre dernier. Alors les potentiels acheteurs attendent, ils considèrent que les prix sont bien trop élevés. Cet attentisme se constate également du côté de l’offre avant chaque élection, puisqu’elle s’attend à ce que la législation change.

Crédit moins accessible

Du côté des banques, rien ne va plus. Les taux augmentent (ils sont plus élevés en moyenne de 0,6 point par rapport à il y a un an) et ne sont pas près de redescendre. Et le robinet du crédit est fermé depuis fin août, ajoute Sébastien de Lafond : les conditions d’accès (taux d’endettement, apport personnel, situation professionnelle) se sont beaucoup resserrées. « Entre le printemps 2011 et aujourd’hui, on a perdu un tiers d’acheteurs solvables et voulant vraiment acheter ».

Et puis, enfin, il y a les résultats des plans de rigueur avec la fin du PTZ+ (qui aidait les primo-accédants à disposer d’un apport personnel) dans l’ancien et du dispositif Scellier (avantage fiscal pour les investisseurs qui achetaient des logements neufs en vue de les louer). « Le PTZ+ concernait 300.000 acquisitions en France en 2011 sur un marché total de 800.000 transactions, fait remarquer le président de Meilleurs Agents, il a joué un rôle essentiel pour la majorité des primo-accédants ».

Au final, la pression est plus forte sur le nombre d’acheteurs que sur le nombre de vendeurs. « Et comme on a déjà amorcé une baisse, ajoute Sébastien de Lafond, je ne vois pas comment on pourrait avoir un scénario haussier ».

Etes-vous encore solvable ?

Alors, est-ce le moment d’acheter ? Tout dépend dans quel camp vous êtes, répond Sébastien de Lafond. Avec la situation des banques et la fin du PTZ+, la rupture s’est encore plus marquée entre les solvables et non-finançables (essentiellement jeunes primo-accédants). Soit vous ne pouvez pas être financés aujourd’hui, « et nombreux sont les gens dans cette situation », soit vous avez la chance d’être solvable, « et là le marché devient intéressant ». Car les taux restent à des niveaux intéressants. Les prix ont commencé à diminuer. Et parce que les biens partent moins vite : « on a plus de choix et plus de temps, notamment pour réfléchir ».

Faut-il attendre que cela baisse plus ? « On n’arrive jamais à atteindre le plus bas quand on achète ni le plus haut quand on vend », répond Sébastien de Lafond.

Et pour les vendeurs ? « Le piège à éviter dans le marché actuel, est celui de la surestimation » averti Sébastien de Lafond. « Si vous proposez 10% plus cher, les gens ne vous appelleront pas ». Et si le bien est toujours sur le marché au bout de 6 mois, le vendeur répondra positivement à une proposition, même sévère.

Sources – Jessica Dubois – LCI/TF1 – 02/2012

A l’heure du sommet social, alors que la France vient de perdre son triple A et s’enfonce dans la récession, le temps est venu de faire des propositions concrètes et crédibles immédiatement applicables après les élections présidentielles.

Après des années de laxisme économique, il faut faire preuve de volontarisme. Or le seul domaine où un pays peut agir aujourd’hui directement est celui de la fiscalité. Faisons quatre propositions immédiates permettant de relancer la machine économique.

Ces quatre outils fiscaux obéissent au même mécanisme, celui des contributions incitatives :

-la taxation choisie est proportionnelle et très faible (de l’ordre de 0,01 à 0,1%).
-elle est différentielle, et non subie, car elle dépend des choix du contribuable.
-elle est prévue pour augmenter progressivement, sa progression est connue.
-le produit de chaque taxation n’est pas absorbé par le budget de l’Etat mais a une destination connue, d’utilité publique, utile à la Nation.
-elle ne suppose aucune exonération, aucun cas particulier dérogatoire qui introduirait une iniquité.

En respectant ces cinq règles, le nouveau président pourra décider dans les mois qui suivront son élection :

-l’instauration unilatérale d’une taxation de tous les flux financiers. Contrairement à ce qui a été dit, elle n’aurait pas d’impact négatif sur l’économie. Le produit intégral de cette taxe « Tobin » servirait à racheter la dette de l’Etat français. Cette mesure serait un signal fort en direction des marchés (la France se donne les moyens de rembourser ses dettes) et en direction des citoyens (la France ne laissera plus les marchés faire comme ils l’entendent, elle reprend la main).

-l’instauration d’une TVA différentielle sur tous les produits et les services. Ce différentiel sera conditionné au respect de critères sociaux et environnementaux. On mettra en place, branche par branche, une différenciation établie sur des critères précis et choisis en concertation avec les entreprises, les organisations de consommateurs et les partenaires sociaux. Les taux différentiels auront, dans un premier temps, un écart faible (par exemple 19 et 20%) puis les écarts iront en s’accentuant. Les produits de cette TVA permettront aux entreprises d’investir dans des procédures environnementales de qualité.

-l’instauration d’une taxation de l’énergie d’origine non renouvelables (hydrocarbures, nucléaire, …) dont le produit permettra d’investir dans les énergies propres.

-l’instauration d’une taxation du foncier en fonction de la consommation énergétique. Proportionnelle, elle ne sera donc pas payé si on produit davantage que l’on consomme (maison passive ou à énergie positive). Elle sera complétée par la mise en place de tarifs progressifs sur la consommation énergétique. Le produit de cette taxe servira à rénover les bâtiments mal isolés.

Ces trois derniers outils fiscaux permettront d’envoyer un signal fort en direction des entreprises (il faut faire des choix stratégiques en direction de l’économie verte) et à destination des consommateurs (acheter bio, local, renouvelable ou recyclable va revenir moins cher). Ils vont permettre de créer des emplois nombreux dans des secteurs variés. Ils vont permettre de lancer la seule révolution économique qui va nous permettre de sortir de la crise : se lancer dans un système économique qui ne dépend plus de ressources fossiles et non durables.

Sources – www.agoravox.fr – 02/2012

Les suppressions de niches toucheraient les entreprises et les particuliers. Les revenus de l’épargne seront plus taxés.

30 milliards d’euros. Si François Hollande est élu, le futur gouvernement à dominante socialiste devra donc trouver 30 milliards d’euros de recettes nouvelles à travers la chasse aux niches fiscales, puisque tel est le chiffre retenu par le candidat du PS (certes inférieur aux 50 milliards du projet socialiste). Même si l’on parle là de niches et non d’une augmentation générale des taux d’imposition, ces 30 milliards d’euros de hausses d’impôts – il s’agit bien de cela – correspondent au double du plan fiscal d’Alain Juppé, en 1995-1996. Un Premier ministre que François Hollande avait accusé « d’incarner l’impôt ».
Le candidat PS a pris soin de préciser que cette suppression des cadeaux fiscaux, qui viserait surtout les ménages « très aisés », toucherait aussi les entreprises. « Bien évidemment, nous ne pouvons pas trouver 30 milliards sur le seul impôt sur le revenu », souligne un expert du PS. La première orientation affichée sera tout même celle d’une disparition des niches attachées aux revenus de l’épargne, puisque l’objectif mis en avant est celui d’un alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Ainsi, la taxation de l’assurance-vie – qui reste une source de revenus importante, en dépit de la désaffection récente – et des autres produits d’épargne qui bénéficient du prélèvement libératoire, serait alignée sur celle de l’impôt sur le revenu, avec un taux maximal atteignant jusqu’à 45 %, plafond fixé par François Hollande.

Mais le gouvernement PS aurait du mal à boucler l’exercice sans s’attaquer aussi à des niches coûteuses et populaires, telles que la réduction d’impôt pour emploi à domicile.

Difficile d’épargner totalement les classes moyennes, contrairement à ce qu’a affirmé dimanche François Hollande.

sources : Ivan Best – http://www.latribune.fr – 01/2012