Archive pour la catégorie ‘Actualités’

À l’horizon 2040, la population de l’île devrait dépasser le million d’habitants. La population continuant à vieillir, l’âge moyen des Réunionnais sera de 40 ans contre 32 actuellement, conçoit l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques.

Vous connaissiez le baby-boom, il faudra désormais s’habituer au terme de papy-boom. La Réunion est sur le point d’appliquer presque trait pour trait l’évolution démographique de la métropole.

Si les projections de l’Insee venaient à se confirmer, la structure par âge de la population réunionnaise se rapprocherait alors de celle observée actuellement en France métropolitaine. Mais ici plus vite qu’ailleurs. Le département resterait tout de même un des plus jeunes de France avec la Guyane et Mayotte. En 2040, les Réunionnais auront 40 ans en moyenne, soit 8 ans de plus qu’aujourd’hui. En France métropolitaine, l’âge moyen atteindrait 44 ans, soit 4 ans de plus qu’aujourd’hui.

Jusqu’en 2020, la population des seniors croît fortement : 4 % par an prévoit l’institut de la statistique. La croissance de cette population devrait être quatre fois plus rapide que celle de la population totale. L’île compterait alors 106.000 personnes âgées qui représenteraient 12 % de la population.

En 2040, les plus de 80 ans seront 4,5 fois plus nombreux qu’aujourd’hui

Les mid-seniors (moins de 74 ans) constitueraient toujours le groupe le plus important, avec 64.000 personnes. Avec une croissance identique, la part des grands seniors parmi les plus de 65 ans serait stable jusqu’en 2020, à 39 %. Ils seraient néanmoins deux fois plus nombreux qu’actuellement et cinq fois plus qu’en 1982, grâce à l’avancée en âge de générations nombreuses et aux gains d’espérance de vie. Au nombre de 42.000, les personnes d’au moins 75 ans représenteraient alors 5 % de la population.

Au fil des ans, la structure de la population réunionnaise se modifie, amplifiant le vieillissement de la population. Les plus jeunes, moins de 20 ans, seraient 11.000 de plus en 2040. Leur part dans la population devrait diminuer de 10 points, et un peu plus d’un Réunionnais sur quatre aura moins de 20 ans. Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans devrait augmenter dans le même temps de 185.000 personnes, et elles seraient trois fois plus nombreuses qu’aujourd’hui. Comme les plus jeunes, elles représenteraient plus d’un quart de la population, contre 11 % aujourd’hui.

114 inactifs pour 100 d’âge actif

Aux âges élevés, l’augmentation massive correspond aux générations nombreuses nées dans les années 60. À l’horizon 2040, les plus de 80 ans seraient 63.000, soit 4,5 fois plus nombreux qu’aujourd’hui. Ces personnes, qui nécessitent davantage de prise en charge, représenteraient alors 6 % de la population. Ce qui posera inévitablement la question de la prise en charge de la dépendance.

La part de la population âgée de 20 à 59 ans devrait diminuer de 54 % à 47 % en 2040, ce qui entraînera une augmentation du rapport entre le nombre de personnes « d’âge inactif » (moins de 20 ans et plus de 60 ans) et « d’âge actif » (20 à 59 ans), appelé aussi ratio de dépendance économique : de 86 personnes d’âge inactif pour 100 d’âge actif aujourd’hui, il devrait passer à 114 pour 100 en 2040 selon le scénario central. Il serait alors identique à la Réunion et en France métropolitaine, mais sa composition bien différente : seulement 49 % de la dépendance économique serait due aux plus de 60 ans à la Réunion contre 58 % en France métropolitaine.

Sources – zinfos974.com – 2011

Les 10 et 12 Décembre , la ministre de l’écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, se rendra à La Réunion, comme elle s’y était engagée dès les premiers jours de l’incendie du Maïdo au cœur du Parc national.

Son déplacement sera centré autour du triptyque restauration, préservation et valorisation du patrimoine naturel. Une initiative d’autant plus crédible quand on sait que La Réunion fait partie des 34 points chauds de la biodiversité terrestre mondiale.

En collaboration avec les collectivités, la Ministre organisera la mise en œuvre par le Parc national de La Réunion et l’Office National des Forêts des recommandations de la mission d’experts du Conseil national de protection de la nature visant à la restauration post-incendie des zones dévastées, peut on lire dans un communiqué de presse.

Ainsi, en matière de préservation, deux principaux temps forts sont inscrits au programme de Nathalie Kosciusko-Morizet :

- la création d’un deuxième Parc naturel marin dans l’océan Indien autour des îles Glorieuses qui fait suite à la création du Parc naturel marin de Mayotte en 2010. Ces deux parcs contigus de 140.000 km² constitueront dans le canal du Mozambique l’une des plus vastes aires marines protégées de l’océan Indien ;

- l’ouverture de l’assemblée générale de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) dont la France assure la coprésidence jusqu’au 31 décembre.

Concernant la valorisation économique dans le respect de la conservation des espaces naturels, la ministre remettra officiellement au président du Parc national le diplôme de classement par l’Unesco des Pitons, Cirques et Remparts de La Réunion au patrimoine mondial de l’Humanité. Cette reconnaissance universelle appuie la stratégie touristique durable et renforce l’attractivité de La Réunion.
Par ailleurs, NKM présentera les points clés de la nouvelle stratégie maritime du Gouvernement pour l’océan Indien. Le Livre bleu constitue une feuille de route ambitieuse au service du développement des activités et de l’emploi maritimes ainsi que de la recherche scientifique.

Enfin, Nathalie Kosciusko-Morizet profitera de sa venue à La Réunion pour évoquer les nouvelles mesures de protection des personnes contre les attaques de requins qui ont frappé l’île depuis le début de l’année.

Sources – Jean-Charles BATENBAUM – www.actualites-news-environnement.com – 12/2011

Le tourisme du 21è siècle sera numérique !

La Fédération Réunionnaise de Tourisme (FRT) y croit dur comme fer.

Les chiffres confortent d’ailleurs ce mouvement très récent initié dans quelques rares offices de tourisme métropolitains.

En visite à la Réunion, une délégation de la Mission des Offices et Pays d’Accueil d’Aquitaine (MOPA Aquitaine) a montré aux professionnels réunionnais les possibilités infinis des applications numériques dans l’approche touristique.

sources – zinfos974.com – Novembre 2011

L’île de La Réunion est un espace micro insulaire où l’espace disponible est à la fois restreint et contraint. Restreint puisqu’elle compte plus de 800.000 habitants sur un territoire de seulement 2.512 km2 ; soit la moitié de la surface d’un département métropolitain. Et contraint, car les deux tiers de son territoire sont difficilement aménageables du fait d’une géographie physique particulièrement escarpée, associée à un contexte d’accroissement de la compétition. Avec l’essor de la globalisation et de la mondialisation, la dimension géographique a vu son importance s’accroître fortement. Nous l’avons tous compris, nous observons une véritable croissance des espaces urbains, notamment sur le littoral et les mi-pentes de l’île. Urbanisation qui constitue donc une aubaine pour le développement des services.

Selon l’INSEE, le secteur des services à la personne est bien implanté sur l’Île de La Réunion, car il comptait 12.000 salariés en 2006, soit deux fois plus que le secteur du tourisme et presque trois fois plus que celui des hôtels, cafés et restaurants. Ainsi, 6% de l’ensemble des salariés de l’île travaillent dans ce secteur ; un taux plus important qu’en France (4,6%). Les salariés travaillent en grande majorité pour des particuliers, mais l’activité des organismes agréés se développe rapidement. À cette même date, environ 15.000 ménages ont eu recours aux services à la personne. Selon une estimation, ils pourraient être entre 9.000 et 25.000 de plus en 2020. De plus, la grande majorité des salariées sont des femmes et deux sur trois sont âgées de 35 à 54 ans.

L’institut de la statistique note que l’emploi dans cette branche d’activité prend deux formes. D’une part, des particuliers emploient directement une personne à domicile. C’est le cas le plus fréquent : 9.200 salariés travaillent pour 10.500 particuliers employeurs. D’autre part, les Organismes Agréés des Services aux Personnes (OASP) peuvent vendre aux ménages des services réalisés par leurs salariés. 2.800 salariés travaillent ainsi pour les OASP. Une petite minorité de salariés (1,7%) travaillent à la fois pour un organisme et pour un particulier-employeur.

En 2006, 6% des ménages réunionnais ont fait appel au secteur des services à la personne. En France, ils sont 11% à avoir recours à ce type de service. Selon l’INSEE, cet écart s’explique par plusieurs facteurs : une jeunesse des ménages réunionnais, qui « ont donc moins recours aux services à domicile », un chômage très élevé, une forte proportion de femmes inactives et des revenus plus bas sont enregistrés sur l’île.

L’INSEE retient aussi que les salariés réunionnais de ce secteur sont moins bien rémunérés à l’heure qu’en France métropolitaine. Les hommes sont mieux payés que les femmes, en raison avant tout de la répartition des services proposés entre les hommes et les femmes. Une autre disparité concerne la géographie de l’île. En 2006, les salariés du Nord avaient un salaire horaire brut supérieur à ceux des autres régions de l’île. Un salarié qui travaillait pour un organisme gagnait en moyenne dans le Nord 13,30 euros bruts par heure, alors que dans le Sud et l’Ouest, le salaire était de 10 euros.
Ce n’est que depuis peu que les services à la personne prennent leur envol à La Réunion et nous verrons les grandes lignes dans notre prochain numéro.

Sources : http://www.temoignages.re/ – novembre 2011

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, était en visite à la Réunion la semaine dernière pour le conseil d’administration annuel de l’IEDOM (Institut d’émission de l’Outre-mer) qui se réunit cette année à la Réunion.

L’occasion également, en tant que gouverneur de la banque de France, de tenir une conférence de presse sur la crise que traversent les Etats, « la plus grave depuis 1929″, selon lui.

Cette conférence de presse s’est tenue dans l’ancien salon de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis et accueillait, pour cette occasion, tout ce que la Réunion compte de grands entrepreneurs ou chefs d’entreprise venus entendre « la sainte-parole » sur la crise qui touche les Etats.

« La crise d’aujourd’hui est partie en 2006 avec l’immobilier aux Etats-Unis. Une crise des Subprimes qui a fragilisé les ménages américains, poussés avant cette crise à prendre des hypothèques sur leur maison, et dans l’impossibilité de les rembourser », explique Christian Noyer en introduction. Une crise que l’on continue de « payer » car les Subprimes, produits mélangés à d’autres produits financiers, n’ont pas disparu mais au contraire se sont « dilués ». Résultats, les créanciers et investisseurs sont méfiants vis à vis de produits opaques.

Sources – zinfos974.com – 2011

Le nouveau coup de rabot sur la défiscalisation des investissements productifs sera bien porté à 15 % au lieu des 10 % prévus.

Cette mesure devrait permettre à l’État d’économiser quelque 150 millions d’euros. Le logement social reste exonéré de ce coup de rabot. Le taux de rétrocession ne change pas. Les départements d’Outre-mer, comme la métropole, subiront une autre mesure : à partir de 2012, seuls ceux qui auront les moyens d’acheter dans le neuf pourront bénéficier du PTZ+ (prêt à taux zéro renforcé). Une mesure qui va favoriser les plus riches puisqu’elle n’est pas soumise à conditions de revenus.

Fin septembre, un député UMP, Michel Bouvard, avait pourtant bien essayé de limiter l’accès au PTZ+ aux 10 % les plus riches. La ministre du Budget Valérie Pécresse s’était opposée à l’amendement qui n’avait pas été adopté par l’Assemblée nationale. Le taux de TVA réduit de 2,1 % de la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion sera quant à lui préservé. L’Outre-mer échappe à l’instauration d’un taux intermédiaire. En métropole, le taux passe de 5,5,% à 7 % pour les produits et les services, à l’exception des produits de première nécessité, notamment l’alimentation, l’énergie et les services aux handicapés. Enfin, dans le cadre de l’effort demandé à chaque ministère, Marie-Luce Penchard devait déposer hier soir, à l’occasion de l’examen de la mission outre-mer, un amendement réduisant les autorisations d’engagements de 48 millions d’euros. 3 millions d’euros seront pris sur le programme conditions de vie, et 45 millions sur le programme emploi.

Selon le groupe socialiste de l’Assemblée nationale 1,2 milliard d’euros ont d’ores et déjà été supprimés sur le budget de l’État concernant les aides à l’emploi.

Sources – Agence de presse GHM – 2011

3 mois et demi après le premier plan d’austérité, le gouvernement rabote à nouveau les niches fiscales. En effet, François Fillon a annoncé une nouvelles séries de mesures qui prévoyant notamment une accélération de certaines réformes.

Le nouveau plan d’austérité prévoit un effort supplémentaire de sept milliards d’euros dès 2012, dont environ 1,3milliard reposera sur le volet social. Le budget de l’an prochain est ainsi profondément remanié.

Voici quelques unes de ces mesures d’austérité :

Hausse ciblée du taux de TVA
Parmi les mesures-phares du plan figure une hausse ciblée du taux réduit de la TVA, porté de 5,5% à 7%, à l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie et des services destinés aux handicapés. Cette mesure concernera en particulier le taux réduit dans la restauration, ramené de 19,6% à 5,5%, le 1er juillet 2009, ainsi que les travaux de rénovation dans le bâtiment.

Impôt sur les sociétés majoré

Du côté des entreprises, une majoration temporaire de 5% de l’impôt sur les sociétés frappera en 2012 et en 2013 celles dont le chiffre d’affaires dépasse 250millions d’euros.

Niches fiscales rabotées
Énième coup de rabot sur les niches fiscales de 2,6 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2016, avec la suppression anticipée du dispositif Scellier, qui visait à relancer la construction de logements neufs

Impôt sur le revenu
Gel du barème en 2012 et en 2013 au niveau de 2011.
Le barème de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), des tarifs et abattements en matière de droits de succession et de donation sont aussi gelés.

Rapprochement de la fiscalité des revenus du travail et du capital
Le chef du gouvernement a aussi annoncé le relèvement du prélèvement libératoire forfaitaire de 19% à 24% pour réduire l’écart de taxation entre les revenus du travail et du capital. «Le prélèvement forfaitaire libératoire sera porté à 24% pour les dividendes et les intérêts», a souligné François Fillon. Le prélèvement forfaitaire libératoire permet à un contribuable de s’acquitter de l’impôt dû sur les revenus des placements bancaires (bons du Trésor, intérêts d’assurance-vie…)….

Sources INTERNET 2011

La réunion est département français de l’Océan Indien de 800 000 habitants, dont l’espace : 70 kms x 50 kms est très occupé par la nature (Pitons, cirques et remparts classés au patrimoine mondial de l’Unesco) et qui met tout en œuvre pour réduire son taux de chômage et développer son économie.

Comme le précise Jérôme ISAUTIER, vice-président du MEDEF de l’île de la Réunion :

« Plus de 80% des 30 000 entreprises de la Réunion comptent moins de 5 salariés et contrairement à une idée reçue, l’activité économique première à la Réunion, ce n’est pas le tourisme, mais les services, le commerce et la construction (Plus de 80% du PIB). L’industrie agroalimentaire est aussi très présente puisque le sucre et le rhum sont les 2 premiers produits d’exportation. Le 3e produit d’exportation étant la légine, pêchée au large des îles Kerguelen et vendue essentiellement au Japon.

Le tourisme est l’un des secteurs en devenir de la Réunion, avec son volcan en activité (le Piton de la Fournaise), des cirques et remparts avec des parois avoisinant les 2000 m. A 11 heures de vol de Paris, la Réunion souhaite se positionner comme une destination touristique haut de gamme.

Avant la crise, notre île enregistrait un taux de chômage supérieur à 30%. Du fait de la réforme des lois Girardin (défiscalisation immobilière), le BTP a perdu 12000 emplois sur 30000, un réel sinistre pour notre territoire.

La Réunion se prend donc en main pour rebondir et a identifié 4 secteurs porteurs susceptibles de lui apporter de la croissance et de l’emploi :
- l’agroalimentaire, secteur historique avec le rhum notamment
- l’énergie, car le territoire peut et doit être un lieu d’expérimentations.
Sans énergie nucléaire, il nous faut développer des énergies renouvelables comme le solaire par
exemple pour limiter le recours au pétrole.
- les TIC (Technologies de l’information et de la communication), car on est loin de tout et le haut
débit est incontournable pour rester connectés avec le reste du monde et travailler dans de bonnes
conditions. (Fin 2010, 48% de la population était équipée en haut débit).
- le tourisme, avec un positionnement haut de gamme. »

Une volonté qui mérite d’être soulignée, d’autant plus que les exonérations fiscales en outre-mer sont remises en question par la rigueur budgétaire nationale actuelle, menaçant alors l’équilibre de territoires déjà fragiles économiquement…

Sources www.wereunion.re – 2011

Entre le 18 et le 23 octobre 2011, la Technopole de La Réunion a proposé une semaine entièrement dédiée à l’innovation sur le thème « La Réunion pour innover plus loin ».

Trois temps forts ont ponctué cette manifestation important, le congrès RETIS, le réseau d’échanges privilégié des professionnels de l’innovation, la présence d’invités de renom pour fêter ses dix ans et l’opération « Startup Weekend » qui a été organisée pour la première fois dans l’île.

Elle a rassemblé plus de 100 professionnels dont l’objectif était de créer une start-up en moins de 54 heures.

« La mondialisation est inévitable. Personne ne peut dire stop. La vague arrive. On ne peut pas la repousser. Ce que l’on aurait pu faire, mais que l’on n’a raté, en revanche, c’est se préparer afin de prendre la vague intelligemment. La Réunion possède peu d’ouverture internationale, alors que c’est une île qui devrait rayonner dans l’océan Indien depuis des décennies. Notre économie est toujours restée tournée sur son marché local. Quand elle affichait une croissance soutenue, de 5% par an, cela pouvait passer. Mais aujourd’hui, avec la crise, nous sommes au pied du mur. Cette situation d’urgence crée une prise de conscience. A tel point que le nombre d’entreprises exportatrices de biens est passé de 200 à 700 entre 2009 et 2011. Les sociétés réunionnaises affichent de plus en plus de velléités d’exporter. Mais du coup, il va falloir faire en 10 ans, dans la précipitation, ce que nous aurions pu mettre en place depuis 30 ans. Nous en avons le potentiel. Mais en avons-nous les facultés ? Je l’ignore. A titre d’exemple, j’ai pensé ma société, Dom’eau (activité de traitement de l’eau, ndlr), sur un modèle régional depuis 15 ans. Il y a trois ans, nous réalisions moins de 30% de notre chiffre d’affaires à l’export. Depuis 2009, la situation s’est inversée et ce taux est passé à 70%. Autant dire que nous avons franchi le cap de la crise grâce à notre ouverture régionale. Si on n’avait eu que le marché réunionnais, on aurait beaucoup souffert. C’est le même principe à l’échelle de la Réunion. Si l’on avait tourné toutes nos réussites internes à l’international depuis 15 ans, on rayonnerait sur la région. C’est pourquoi il faut aujourd’hui rééduquer notre économie et internationaliser la Réunion. Alors certes, on ne peut pas dire oui à tout dans la mondialisation. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas dire non. Dans un tel cas, la meilleure défense, c’est l’attaque. Il y a donc pour la Réunion un virage à négocier. Et très vite. »

Sources Clicanoo.re 2011