Archive pour la catégorie ‘Nationale’

La réunion est département français de l’Océan Indien de 800 000 habitants, dont l’espace : 70 kms x 50 kms est très occupé par la nature (Pitons, cirques et remparts classés au patrimoine mondial de l’Unesco) et qui met tout en œuvre pour réduire son taux de chômage et développer son économie.

Comme le précise Jérôme ISAUTIER, vice-président du MEDEF de l’île de la Réunion :

« Plus de 80% des 30 000 entreprises de la Réunion comptent moins de 5 salariés et contrairement à une idée reçue, l’activité économique première à la Réunion, ce n’est pas le tourisme, mais les services, le commerce et la construction (Plus de 80% du PIB). L’industrie agroalimentaire est aussi très présente puisque le sucre et le rhum sont les 2 premiers produits d’exportation. Le 3e produit d’exportation étant la légine, pêchée au large des îles Kerguelen et vendue essentiellement au Japon.

Le tourisme est l’un des secteurs en devenir de la Réunion, avec son volcan en activité (le Piton de la Fournaise), des cirques et remparts avec des parois avoisinant les 2000 m. A 11 heures de vol de Paris, la Réunion souhaite se positionner comme une destination touristique haut de gamme.

Avant la crise, notre île enregistrait un taux de chômage supérieur à 30%. Du fait de la réforme des lois Girardin (défiscalisation immobilière), le BTP a perdu 12000 emplois sur 30000, un réel sinistre pour notre territoire.

La Réunion se prend donc en main pour rebondir et a identifié 4 secteurs porteurs susceptibles de lui apporter de la croissance et de l’emploi :
- l’agroalimentaire, secteur historique avec le rhum notamment
- l’énergie, car le territoire peut et doit être un lieu d’expérimentations.
Sans énergie nucléaire, il nous faut développer des énergies renouvelables comme le solaire par
exemple pour limiter le recours au pétrole.
- les TIC (Technologies de l’information et de la communication), car on est loin de tout et le haut
débit est incontournable pour rester connectés avec le reste du monde et travailler dans de bonnes
conditions. (Fin 2010, 48% de la population était équipée en haut débit).
- le tourisme, avec un positionnement haut de gamme. »

Une volonté qui mérite d’être soulignée, d’autant plus que les exonérations fiscales en outre-mer sont remises en question par la rigueur budgétaire nationale actuelle, menaçant alors l’équilibre de territoires déjà fragiles économiquement…

Sources www.wereunion.re – 2011

« La mondialisation est inévitable. Personne ne peut dire stop. La vague arrive. On ne peut pas la repousser. Ce que l’on aurait pu faire, mais que l’on n’a raté, en revanche, c’est se préparer afin de prendre la vague intelligemment. La Réunion possède peu d’ouverture internationale, alors que c’est une île qui devrait rayonner dans l’océan Indien depuis des décennies. Notre économie est toujours restée tournée sur son marché local. Quand elle affichait une croissance soutenue, de 5% par an, cela pouvait passer. Mais aujourd’hui, avec la crise, nous sommes au pied du mur. Cette situation d’urgence crée une prise de conscience. A tel point que le nombre d’entreprises exportatrices de biens est passé de 200 à 700 entre 2009 et 2011. Les sociétés réunionnaises affichent de plus en plus de velléités d’exporter. Mais du coup, il va falloir faire en 10 ans, dans la précipitation, ce que nous aurions pu mettre en place depuis 30 ans. Nous en avons le potentiel. Mais en avons-nous les facultés ? Je l’ignore. A titre d’exemple, j’ai pensé ma société, Dom’eau (activité de traitement de l’eau, ndlr), sur un modèle régional depuis 15 ans. Il y a trois ans, nous réalisions moins de 30% de notre chiffre d’affaires à l’export. Depuis 2009, la situation s’est inversée et ce taux est passé à 70%. Autant dire que nous avons franchi le cap de la crise grâce à notre ouverture régionale. Si on n’avait eu que le marché réunionnais, on aurait beaucoup souffert. C’est le même principe à l’échelle de la Réunion. Si l’on avait tourné toutes nos réussites internes à l’international depuis 15 ans, on rayonnerait sur la région. C’est pourquoi il faut aujourd’hui rééduquer notre économie et internationaliser la Réunion. Alors certes, on ne peut pas dire oui à tout dans la mondialisation. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas dire non. Dans un tel cas, la meilleure défense, c’est l’attaque. Il y a donc pour la Réunion un virage à négocier. Et très vite. »

Sources Clicanoo.re 2011

Nouvelles perspectives pour les personnes non propriétaires de leur résidence principale et qui vendent pour la première fois une résidence secondaire, elles seront exonérées de la taxation sur les plus-values. C’est ce que prévoit un amendement UMP au projet de budget 2012, voté jeudi en première lecture par les députés. Le vote de cette mesure s’inscrit environ un mois après l’alourdissement de la taxe sur les plus-values immobilières dans le cadre du plan de rigueur. Cette nouvelle exonération entrera en vigueur dès le 1er février 2012.

Cette exonération s’appliquera aussi à des personnes qui changent de résidence principale pour des raisons de mobilité professionnelle et qui ont donc acheté une résidence secondaire.

Les habitants des grandes villes seront aussi concerné, surtout ceux ayant acheté une résidence secondaire dans une zone où les prix sont plus abordables, ne pouvant se permettre financièrement d’acheter leur résidence principale dans les grandes agglomération.

Le coût de cette mesure sera de 150 millions d’euros et concernera des cessions réalisées au moins cinq ans après l’achat du logement, et ne sera pas applicable lorsque la cession de la résidence secondaire interviendra dans les deux ans après celle d’une résidence principale.

D’un coût estimé à 150 millions d’euros, elle sera financée par une modification du calcul des droits d’enregistrements applicables lors de la cession de parts de SCI (Sociétés civiles immobilières).

Soulignant qu’une telle exonération existait jusqu’à la réforme de la taxation des plus-values immobilières en 2004, les auteurs de l’amendement, Gilles Carrez (UMP), Michel Bouvard (UMP) et Jean-François Lamour (UMP), ont jugé « légitime de rétablir un dispositif de ce type dès lors qu’est rétabli un régime plus sévère de taxation des plus-values immobilières ».

Sources AFP 2011

2012 l’année du changement pour la loi Scellier.
Cette dernière n’échappera en effet pas à la un nouveau « coup de rabot » gouvernemental pour ce dispositif à grand succès.
Acteur majeur de l’investissement immobilier depuis plus de 3 ans, la loi Scellier ne sera pas oubliée.
Actuellement, ce dispositif permet aux investisseurs souhaitant s’orienter vers les logements locatifs, une défiscalisation à hauteur de 13% du montant du bien immobilier (prix limitée à 300000 €).
Et si l’investisseur opte pour un investissement en Scellier social, le taux à 10% de plus.
Dans une conjoncture où les ventes de logements neufs ont chuté de 25% depuis le début 2011, cette nouvelle enfonce l’enthousiasme des professionnels du secteur.
En effet, la réduction doit faire passer la défiscalisation à 9% (avec un plafond toujours à 300000 € et une obligation de louer toujours fixé à 9 ans).
Même chose pour le scellier social qui lui passera à 19% sur 15 ans.
De nouveaux changements qui risquent une nouvelle fois de mettre à mal un marché en continuelle évolution !

PATRIMONIA 2011, La convention annuelle des professionnels du Patrimoine

Centre des congrès de Lyon du 29 au 30 septembre 2011.

Chers Professionnels de l’immobilier, CGPI…
Chers partenaires et futur partenaires,

Nous sommes très heureux de vous avoir rencontré lors de cette nouvelle édition de PATRIMONIA 2011.

Nous espérons très bientôt vous comptez parmi nos partenaires privilégiés dans le cadre de nos nouveaux programmes immobiliers à la Réunion.

A très bientôt surtout n’hésitez pas à nous contacter sur nos sites internet : http://www.les-batisseurs-de-bourbon.fr/contact… ou http://www.decouvrir-loi-scellier.com/nous-cont… ou http://www.lesnichesfiscales.com/nous-contacter…

L’INSEE a présenté ses résultats pour le 2ème trimestre 2011 et le constat est plus que positif. En effet plus de 2030 entreprises ont été créées au cours des 6 premiers mois de 2011.

Voici le communiqué de l’Institut de statistiques.

« À La Réunion, 2 030 entreprises ont été créées au cours du 2e trimestre 2011, soit une hausse de 5 % par rapport au trimestre précédent. Sur l’ensemble de la France, les créations d’entreprises diminuent de 4 %. Le tiers des créations réunionnaises sont des demandes de création sous le régime de l’auto-entrepreneur.

Les créations d’entreprises progressent en un trimestre de 24 % dans l’industrie (grâce aux installations de panneaux solaires qui génèrent encore 60 % des créations), de 7 % dans le secteur « autres services » et de 3 % dans celui de la construction.

Les créations sur les douze derniers mois sont en hausse de 11 %. L’industrie, grâce à la production d’électricité, bénéficie de la plus forte progression (+ 73 %). Le secteur « autres services » augmente de 5 %, celui du commerce de gros et de détail, des transports, de l’hébergement et de la restauration progresse de 3 %. La hausse est plus modérée dans la construction (+ 1,8 %).

Au classement des créations selon la zone géographique, la micro-région Sud conserve la tête avec 641 créations, suivie du Nord (553), de l’Ouest (503), et enfin de l’Est (316). Toutefois, sur l’année, la micro-région Est est la plus dynamique.

Au premier trimestre 2011, 77 entreprises ont été placées en redressement judiciaire à La Réunion. Le nombre de défaillances chute d’un tiers, pour atteindre son plus bas niveau depuis 2005.

Sur l’ensemble de la France, les défaillances ont augmenté de 13 %. La construction concentre près de la moitié des défaillances réunionnaises mais leur nombre baisse de 13 %. » »

Sources INSEE 2011

PATRIMONIA 2011, La convention annuelle des professionnels du Patrimoine

Centre des congrès de Lyon les 29 et 30 septembre 2011.

Chers Professionnels de l’immobilier, CGPI…
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« L’effort que l’on demande aux plus riches, ce n’est pas seulement la taxe exceptionnelle ! Ils sont aussi visés par d’autres mesures. » Au sein du gouvernement, on s’agace manifestement des critiques dont fait l’objet la taxe sur les très hauts revenus – jugée trop symbolique et trop faible, y compris dans les rangs de la majorité -, au point de d’éprouver le besoin de faire quelques mises au point.

« Outre cette taxe, il faut bien voir que l’on va aussi alourdir les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et taxer plus fortement les plus-values immobilières et que les plus aisés seront particulièrement touchés par ces dispositions », dixit le gouvernement Fillon.

« Possible que la taxe devienne plus forte »

« Il est possible » que la taxe de 3 % sur très hauts revenus, annoncée le 24 août par le gouvernement, « devienne plus forte », a prévenu le président (UMP) du Sénat, Gérard Larcher, dans un entretien aux « Echos », paru mercredi 31 août.

Cette taxe prendra effet dès les 500 000 euros de revenus annuels (à cet instant), ce qui touchera environ 10000 ménages et rapportera plus ou moins 200 millions d’euros. Encore un débat houleux en perspective en même temps que son taux.

« Le seuil de 1 million d’euros avait été envisagé. Aujourd’hui, le gouvernement nous propose 500 000 euros. J’ai évoqué 250 000 euros. Ce pourrait être encore moins », souligne M. Larcher.

Jean-Louis Borloo pour sa part propose d’amener le taux à 4 % et de mettre en place une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu, à 46 %, pour les revenus supérieurs à 150 000 euros par personne.

Pour le Parti socialiste ce projet de taxe est trop symbolique en même temps que celui d’alourdir la fiscalité sur les complémentaires santé environ 1,1 milliard d’euros.

Plus de 700 millions d’euros prélevés à près de 5 % des foyers les plus aisés

Jusqu’où le gouvernement est-il prêt à « négocier » ?

Il est trop tôt pour le confirmer actuellement , souligne-t-on le au sein du gouvernement: « le débat ne fait que commencer et aura lieu au Parlement à partir d’octobre à l’occasion de l’examen du budget 2012. »

En attendant, l’exécutif annonce que deux autres dispositions, annoncées dans les mesures budgétaires du 24 août entreront en vigueur dès cette année et mettront à contribution les contribuables les plus aisés de façon plus importante que le reste de la population.

En effet, il est prévu une hausse de 12,3 % à 13,5 % des prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) sur les revenus du patrimoine (intérêts, dividendes, assurance-vie, revenus fonciers…) et la suppression de l’abattement pour durée de détention en vigueur sur les plus-values immobilières (hors résidence principale).

La première mesure rapportera plus de 1,3 milliard d’euros en année pleine à l’Etat. « Sur cette somme, 700 millions d’euros proviendront des 5 % de ménages les plus aisés », d’après le gouvernement, où l’on ajoute que la seconde mesure, amènera plus de 2,2 milliards de recettes en année pleine, « aura aussi surtout des effets sur les plus riches », mais sans quantifier ces effets.

Dans le cadre de l’examen de la réforme de l’ISF, l’Etat a finalement renoncé à taxer les résidences secondaires des non-résidents..
Le projet de loi supprimant le bouclier fiscal et allégeant l’ISF a été amputé de l’une de ses mesures de financement, à l’issue d’une réunion entre Nicolas Sarkozy, le ministre du Budget, François Baroin, et les sénateurs UMP représentant les Français établis hors de France
« Il y avait une très forte incompréhension des Français établis à l’étranger », justifiait-on hier à l’Elysée, où l’on indiquait en revanche que les autres mesures -notamment l’« exit tax » -étaient maintenues en l’état.
Ce projet qui devait instaurer, à compter du 1 er janvier prochain, une taxe annuelle de 20 % de la valeur locative cadastrale destinée à faire participer les non-résidents au financement des services publics nationaux était très mal reçue.
Sur la base estimée de leurs 363.000 résidences secondaires (sur 695.000 locaux d’habitation détenus par des non-résidents mais dont certains sont loués), le gouvernement en attendait 176 millions d’euros – soit 485 euros en moyenne par résidence.
De plus, la commission des Finances du Sénat avait « réservé » sa décision, pointant une évaluation jugée trop optimiste du gouvernement sur le rendement budgétaire de cette mesure. Il faudra lui trouver un substitut, d’autant que le président de la commission des Finances, Jean Arthuis, critique déjà un financement de l’allégement de l’ISF qui aurait pu être réservé à d’autres priorités.

Mardi 17 mai 2011

Réforme fiscale : toutes les dates d’entrée en vigueur

Suppression du bouclier fiscal

Le bouclier fiscal, qui plafonne les impôts directs (IR, ISF, CSG-CRDS, taxe foncière) à 50 % des revenus, est supprimé à compter des impôts directs payés en 2012, au titre des revenus 2011. Son coût (environ 700 millions d’euros par an) servira à financer l’allègement du barème de l’ISF. Pour éviter le symbole des chèques du Trésor public envoyés à des contribuables fortunés, le projet de loi impose l’autoliquidation pour 2012 (le bouclier devra en effet encore être appliqué au titre des impôts de 2011) : les bénéficiaires devront imputer le montant estimé de leur bouclier sur leur chèque d’ISF. Un bouclier sera par ailleurs maintenu pour les plus modestes non assujettis à l’ISF, quand leur taxe foncière sur la résidence principale dépasse 50 % de leurs revenus. Ce plafonnement s’appliquerait à compter des impositions établies au titre de 2012.

Forte baisse des taux du barème de l’ISF

Le seuil d’entrée dans l’ISF est relevé dès cette année à 1,3 million d’euros, au lieu de 800.000 euros. Ils restent imposés selon le barème actuellement en vigueur. L’abattement pour la résidence principale est maintenu à 30 %. A partir du 1 er janvier 2012, les patrimoines supérieurs à 1,3 million d’euros seront taxés à hauteur de 0,25 % sur l’intégralité de leurs actifs taxables (c’est-à-dire au premier euro). Ceux supérieurs à 3 millions d’euros seront assujettis à un taux d’imposition de 0,5 %. Pour éviter les effets de seuil, le gouvernement a prévu un mécanisme de lissage. Entre 1,3 million et 1,4 million d’euros de patrimoine, le montant de la décote est de 24 500 euros moins sept fois l’impôt théoriquement dû. Pour 1,3 millions d’euros de patrimoine net taxable l’impôt est de 1.500 euros au lieu de 3.250 euros. Un dispositif de décote est également prévu entre 3 et 3,2 millions d’euros de patrimoine. Dans ce cas, la décote est de 120 000 euros mois 7,5 fois le montant théoriquement dû. Soit, pour 3 millions d’euros de patrimoine 7500 euros d’impôts au lieu de 15 000 euros.

Dès 2011, entre 1,3 et 3 millions d’euros, les assujettis sont dispensés du dépôt de déclarations annexes et de justificatifs de réduction d’ISF. A partir de 2012, la déclaration de patrimoine sera couplée à celle des revenus. Enfin, la déclaration d’ISF, habituellement close le 15 juin, est repoussée au 30 septembre de cette année, pour exonérer sans délai les quelque 300.000 foyers aujourd’hui redevables au titre de la première tranche. A noter que le paiement de l’ISF pourra, à la demande du redevable, être mensualisé à compter de l’ISF 2013.

L’ISF devrait rapporter 2,3 milliards d’euros l’an prochain, contre 3,9 milliards anticipé cette année (dont 300 millions au titre de la régularisation sur les avoirs détenus à l’étranger et non déclarés).

Maintien de l’ISF PME et de l’ISF dons

La réduction de 50 % d’ISF (dans la limite de 45.000 euros) en cas d’investissement direct ou par le biais d’un holding dans une PME est maintenue, tout comme le dispositif en faveur des dons pour les associations. Le gouvernement parie toutefois sur un coût nettement moins élevé, compte tenu du moindre montant d’ISF à acquitter pour une bonne part des redevables et de la baisse du taux de réduction d’ISF (qui pouvait aller jusqu’à 75 %) depuis cette année.

Allongement des délais entre deux donations défiscalisées

Il était possible depuis 2006 de transmettre en franchise de droits 159.325 euros tous les six ans quand il s’agissait de donations en ligne directe (soit 637.300 euros pour un couple donnant à ses deux enfants par exemple). Ce délai passe à dix ans. Cette mesure entrera en vigueur « pour les successions ouvertes et les donations consenties à compter de l’entrée en vigueur de la loi », selon le communiqué de presse de Bercy. A partir de ce moment, les donations consenties entre six et dix ans seront donc réintégrées dans le calcul des droits de succession en cas de décès d’un donateur. L’Etat en attend 450 millions à compter de 2012, dont 410 millions au seul titre de ce « rappel fiscal ».

Suppression des abattements pour âge

Les réductions de droits de mutation offertes en fonction de l’âgesont supprimées à partir de l’entrée en vigueur de la loi. Cela concerne la réduction de 50 % pour les donateurs âgés de moins de 70 ans et celle de 30 % pour les donateurs âgés de plus de 70 ans et de moins de 80 ans. Le gouvernement en attend 130 millions d’euros en 2011 et 290 millions d’euros à partir de 2012.

Relèvement du barème des droits de succession

Les taux des deux dernières tranches du barème des droits de succession sont relevés de cinq points chacun. Les parts nettes taxables comprises entre 902.838 euros et 1,8 million d’euros seront donc taxées à 40 % et celles supérieures à 1,8 million seront taxées à 45 %. Cette disposition serait applicable aux successions et donations à compter de l’entrée en vigueur de la loi. Cette mesure devrait rapporter 23 millions d’euros dès cette année, et 185 millions d’euros à compter de 2012.

Création d’une « exit tax »

Pour éviter que des particuliers (entrepreneurs, notamment) établissent leur résidence fiscale à l’étranger dans le seul but d’échapper à l’imposition de leurs plus-values en France, le gouvernement instaure une « exit tax » (19 %, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux) au moment de l’exercice de la plus-value, qui portera seulement sur la part de la plus-value qui avait été réalisée en France. Seraient concernées les personnes transférant leur domicile fiscal hors de France et détenant (avec les autres membres du foyer fiscal) une participation directe ou indirecte d’au moins 1 % dans une société, ou une participation dans une société d’une valeur supérieure à 1,3 millions d’euros. Au bout de huit ans de détention néanmoins, la plus-value sera exonérée, comme c’est le cas dans l’Hexagone. De même, l’impôt sera dégrevé ou restitué en cas de retour en France avant le délais de huit ans. Cette mesure « s’appliquerait », selon Bercy, à la date de son annonce de son principe, soit le 3 mars dernier. En outre, des sursis sont prévus dans un certain nombre de cas. L’Etat attend de cette mesure 87 millions d’euros en 2012, puis 189 millions d’euros à partir de 2013.

Taxation des résidences secondaires des étrangers

Les étrangers et les expatriés disposant d’une résidence secondaire en France se verront imposer à compter du 1 er janvier 2012 une taxe de 20 % sur la valeur cadastrale de leur bien. Cela doit correspondre, en montant, à l’équivalent d’une deuxième taxe foncière. Cette mesure se justifie, selon le gouvernement, par l’absence de participation des étrangers au financement des services publics nationaux. Les expatriés pour des raisons professionnelles ne seront pas concernés. Le gouvernement en attend 176 millions d’euros.

source : les échos

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