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Un ensoleillement et des conditions climatiques exceptionnels ont conduit le Groupe Casino (filiale Océan Indien Vindémia) à développer ses centrales photovoltaïques à La Réunion dans le cadre du projet Gerri. Depuis un mois, la filiale du groupe Casino, Green Yellow a entamé la construction de 8 centrales dont 6 dans l’île.

L’objectif est de développer des centrales photovoltaïques sur les toitures des magasins et les parkings des centres commerciaux.La Réunion étant présentée comme « une région pilote du déploiement » de cette nouvelle activité.

Green Yellow a choisi de s’appuyer sur plusieurs entreprises locales pour la construction des centrales, et notamment : SETB, Ineo, ainsi que des entreprises de génie civil : GTOI, Léon Grosse, SBTPC », précise le Groupe Casino.

Huit millions d’euros vont être investis dans le cadre du plan de relance pour financer la recherche et développement de deux projets d’énergies marines. L’État, la Région et les entreprises ont signé pour faire de La Réunion un laboratoire regardé par le monde entier.

Il s’agit de libérer l’île des énergies fossiles d’ici 2030 pour Paul Vergès, président de la Région, “Nous arriverons à tenir le pari de l’autonomie énergétique en collaboration avec l’État et le président de la République. Aujourd’hui s’ouvre une période d’expérimentation sur la réalité des énergies marines. Et ces travaux auront une portée internationale. Nous sommes comme des découvreurs.”

Deux technologies marines encore en gestation :  La première n’est autre que l’énergie thermique des mers (ETM) qui, via le différentiel de température entre l’eau des profondeurs et celle de la surface, permet de produire de l’électricité. Le projet est porté par DCNS, premier constructeur naval européen. L’autre technologie, c’est le projet CETO, basé sur l’énergie de la houle. EDF Énergies nouvelles (EDF EN) et DCNS vont y travailler à l’unisson. Les industriels, les politiques (la Région avec son Prerure), l’État (avec Gerri) et les financements sont désormais réunis pour faire de La Réunion un laboratoire mondial dans ce domaine. François Fillon, le Premier ministre, avait promis en juillet, 8 millions pour ces deux projets. Le préfet a signé lundi l’engagement de l’État, soit 3 millions d’euros pour CETO et 5 millions pour l’ETM.

La Région, co-maître d’ouvrage dans ces dossiers, et les industriels compléteront l’enveloppe de cette phase de recherche. La Réunion sera le premier site a expérimenter la technologie CETO à taille réelle. C’est une exclusivité mondiale qui ouvre les portes d’un potentiel gigantesque. Au niveau mondial, la houle dépasse toute la production nucléaire du globe”. Fin 2010, le prototype devrait être validé et mis à l’eau. La production d’électricité a proprement dit est prévue en 2012.Concernant l’ETM, qui “doit fournir 100 MW en 2030”, signale Frédéric Lelidec, directeur développement mer à DCNS, “on a appris en marchant depuis huit mois”. Un banc d’essai à terre devrait être testé en 2011 à l’IUT de Saint-Pierre, pour une mise à l’eau du démonstrateur au large du port en 2014

Pressenti pour le marché du tram-train, le consortium Tram’Tiss est constitué de géants mondiaux du transport et du BTP (Bouygues, Bombardier, Véolia, Colas) associés à de grandes entreprises locales (Crédit agricole de la Réunion, GTOI, Res Développement, Axa) et au cabinet d’architectes Reichen et Robert. Ce contrat comprend la construction de la ligne et la fourniture des rames sur une longueur de 42 km, ainsi que l’exploitation et la maintenance pour une durée de 38 ans.
Le coût du tram-train est évalué à 1,5 milliards d’euros, financé par le groupement à hauteur de 600 millions d’euros, l’État 435 millions, la Région 350 millions et l’Europe 100 millions. Les travaux débuteront courant 2010 avec le recrutement de près de 2 000 personnes. D’ici fin 2013, les premières rames transporteront 50 000 passagers par jour sur la portion Saint-Denis – Sainte-Marie L’ouverture de la ligne complète (28 stations de Sainte-Marie à Saint-Paul) est prévue fin 2016.

Dans un point d’étape sur le Schéma d’Aménagement Régional, la Région livre quelques orientations retenues en terme d’urbanisme pour les 20 prochaines années. Le défi est de taille : remodeler le territoire réunionnais pour qu’il puisse bientôt accueillir un million d’habitants. Au moins 50% des nouveaux logements devront densifier l’espace urbain existant et 20% seront construits dans des espaces à vocation urbaine non utilisés actuellement. Les 30% de logements à construire restants (54 000) génèrent des besoins en terme d’extension urbaine estimés à 1 300 hectares.

La structuration urbaine autour des futures axes de déplacement (route des Tamarins, Tram-Train…) est retenue. Le Nord devrait quand à lui accueillir 35 000 nouveaux logements, le Sud 70 000, l’Est 27 000 et l’Ouest 48 000. En tout 180 000 nouveaux logements à construire.

Une marque au service du rayonnement économique de la Réunion, We’reunion vient d’être lancée et répond à un objectif : exister sur l’échiquier mondial. Une plateforme web, ouverte en fin de semaine, offrira à qui le souhaite (particulier, entreprise, association, etc.) des outils de communication à afficher : film de promotion économique, plaquettes, fiches, logos…

Nécessaire de par la rudesse de  la compétition entre les territoires, celle-ci se concentrant principalement sur la puissance des équipements proposés, le poids du marché local et son accessibilité ou la capacité du territoire à concentrer des fonctions stratégiques clés pour le développement du projet. La Réunion possède sur chacun de ces thèmes des arguments pour se positionner favorablement, il ne nous manque que l’indispensable : exister sur l’échiquier mondial.

Seule Région européenne de l’océan Indien, La Réunion présente de solides atouts :

• La stabilité macroéconomique et un niveau d’infrastructures hautement compétitif dans son environnement,
• Des élites dans toutes les disciplines,
• Une forte capacité de recherche et d’innovation,
• Des compétences au coeur du marché mondial : Énergies renouvelables, Tourisme, Technologies de l’information et de la communication, Biotechnologies, Agronutrition en milieu tropical, Ingénierie de la formation, Pêche et aquaculture, …
• Des services de qualité
• Un cadre de vie exceptionnel, tant par sa nature que ses sourires, une culture à mille richesses.

La liste conduite par la députée communiste de la 2ème circonscription, Huguette Bello (PCR), maire sortant, a largement remporté dimanche le second tour de l’élection municipale partielle de Saint-Paul à La Réunion avec 56,50% des voix contre 43,50% à l’ancien maire Alain Bénard (UMP).

Huguette Bello a largement remporté dimanche le second tour de l’élection municipale partielle de Saint-Paul à La Réunion hier par 56,50% contre 43,50% à l’ancien maire UMP Alain Bénard.

Malgré la fusion de la liste de M. Bénard avec celle de Cyrille Melchior, dissident UMP arrivé troisième au 1er tour avec 21,17% , la droite, bien que majoritaire sur le papier, a perdu le second tour avec près de 6.000 voix d’écart contre 138 voix en mars 2008.

Saint-Paul (ouest de l’île), deuxième ville de la Réunion avec 100.000 habitants, avait basculé à gauche lors du scrutin de mars 2008 pour la première fois depuis 40 ans.
Mme Bello, tête d’une liste d’union PCR-PS-Verts, militante des droits des femmes, est une des personnalités politiques préférées des Réunionnais.

A Saint-Louis c’est le maire sortant de Saint-Louis Claude Hoarau (PCR) qui a remporté le second tour de l’élection municipale partielle avec 52,09% face au candidat d’union de la droite Cyrille Hamilcaro (NC).

Mercredi 9 septembre 2009

La commission permanente du Conseil régional De nouveaux travaux de sécurisation sur la route du littoral ont été décidés par La commission permanente du Conseil régional : l s’agit de l’entretien de la carapace de protection en tétrapodes qui s’est  dégradée  notamment du fait de la houle.  Une première opération avait été menée, pour remplacer les tétrapodes.

Par ailleurs cette phase de travaux permettra de combler d’autres dégâts sont apparus : les « renards », c’est-à-dire les trous sous la chaussée. La Région avait alors procédé à une opération exceptionnelle de confortement : clouage des écailles mises à nu, création d’un nouveau support de carapace de protection par un emmaillotage de remblais par filets,  et pose de nouveaux tétrapodes.

Parallèlement à ces travaux d’urgence, la Région a demandé une expertise de la carapace.

François Fillon: « Un symbole de votre volonté de moderniser la Réunion »

Un extrait du discours du Premier ministre au sujet de la route des Tamarins et de la ferme photovoltaïque: « Je vois dans cette route des Tamarins un symbole de votre volontarisme et de votre volonté de moderniser la Réunion. (…) La mise en service de la route des Tamarins permet à la Réunion d’être en pointe dans le développement de l’énergie photovoltaïque et de montrer ainsi la voie aux autres départements métropolitains ».

A propos de La Réunion: « Ce déplacement est pour moi l’occasion de redire aux Réunionnais le respect de la République.(…) l’Etat soutient leur volonté de faire de la Réunion un territoire d’excellence et de développement durable ».

Sur la crise: « La clé de notre réponse à la crise, c’est le soutien aux entreprises.(…) Nous avons mis en place des mesures exceptionnelles à court terme pour surmonter les difficultés des TPE et PME réunionnaises. (…) A cet égard, la Lodeom nous donne de nouveaux outils pour accentuer les mesures déjà prises. (…) Le plan de relance a permis une mobilisation de crédits de près de 370 millions d’euros. Si on ajoute les aides de l’Etat dans d’autres domaines, les dépenses d’intervention de l’Etat à la Réunion représentent presque le double, près de 730 millions. »

Le Premier ministre a aussi évoqué la MCUR: « l’autre symbole du dynamisme réunionnais (…), c’est la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise ».

C’est un projet aussi fou que séduisant: utiliser de l’eau de mer pour produire de l’électricité. La Réunion entend bien être une pionnière en terme d’énergie thermique des mers.

Sur le papier, le principe est tout simple: produire de l’électricité en utilisant la différence de températures entre les eaux de surface -plus de 20°C à la Réunion- et les eaux des profondeurs – de 3 à 5°C entre 1000 et 1500 mètres. L’énergie thermique des mers, comme son nom l’indique, n’utilise pas la force mécanique de la houle, mais exploite le potentiel de l’immense réservoir d’eau froide recouvert par les eaux chaudes de l’Océan indien. Une source d’énergie renouvelable et, contrairement à l’éolien ou au solaire, qui produirait 24 heures sur 24, 365 jour par an.

En avril dernier, la Région a passé une convention avec DCNS (ex arsenaux de la Marine) qui jouit d’une forte expérience, notamment dans le domaine des sous-marins.

Hier a été fait un point d’avancement sur l’étude d’implantation d’un démonstrateur. Les principales phases sont la réalisation d’un prototype à terre, en 2011, suivie de l’installation à 8 ou 9 km au large du Port, mi 2013, d’un démonstrateur, sous forme d’une mini-centrale offshore produisant 1,5 méga-watt d’électricité. Ce n’est qu’ensuite, en fonction des résultats de ces expérimentations, que serait lancée l’étape de production industrielle. Objectif à l’horizon 2030: produire 100 à 150 mégawatts, de manière à remplacer les 2/3 de la consommation actuelle de charbon.

D’après les premières études, quatre sites réunionnais pourraient être retenus pour l’installation de ces centrales off-shore: au large de Sainte-Rose dans l’est, de Saint-Denis dans le nord, du gouffre de l’Etang-Salé dans le sud-ouest et du Port au nord-ouest. C’est ce dernier site, à environ 8 ou 9 kilomètres du port de la Pointe des Galets, qui devrait être choisis pour l’implantation du démonstrateur en raison de sa proximité avec les infrastructures industrielles.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des bonnes nouvelles: selon des responsables du projet de la DCNS, le montage final du démonstrateur à la Réunion pourrait représenter six mois de travail pour une centaine de personnes, soit quelque 100 000 heures de travail.