Actualité nationale

Vous allez, dans quelques semaines, remplir votre déclaration d’impôt sur le revenu et y porter vos revenus locatifs. L’occasion d’évaluer si le régime choisi reste le meilleur ou si vous devez en sortir à la première occasion.

Les loyers que vous percevez lorsque vous louez un bien nu sont systématiquement ajoutés à vos autres revenus professionnels ou à vos pensions de retraite, et imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Autrement dit, plus vous vous situez dans une tranche élevée (30 %, voire 41 %), plus le montant de votre impôt sur les loyers que vous percevez sera important. Mais rassurez-vous, vous ne serez jamais imposé sur la totalité de vos revenus locatifs, compte tenu des mécanismes de correction qui existent.

- Vous percevez moins de 15 000 € de loyers par an
Vous pouvez prétendre au régime dit du «microfoncier» si vous percevez moins de 15 000 € de loyers par an et que vous ne possédez pas, par ailleurs, d’autres biens immobiliers bénéficiant d’un régime fiscal dérogatoire (monuments historiques, immeuble bénéficiant du régime Malraux, Robien, Besson, Borloo…). Ce dispositif permet de bénéficier d’un abattement de 30 % sur le montant de vos recettes. Attention, en contrepartie, vous ne pouvez déduire aucune charge de vos revenus. C’est pourquoi ce régime, applicable de plein droit, n’est pas toujours intéressant, notamment lorsque le montant de vos charges locatives excède 30 % de vos recettes. Par exemple, pour un logement loué 800 € par mois, vos charges doivent représenter moins de 2 880 € par an (800 € x 12 x 30 %). Or, en additionnant les intérêts de l’emprunt souscrit pour acquérir le bien, les frais d’assurance, les honoraires de syndic et les charges courantes, ce seuil est vite atteint. Comment déclarer: pour se placer sous le régime du microfoncier, il suffit de porter le montant de ses revenus locatifs dans sa déclaration d’impôt n° 2042, page 3, cadre 4, case 4BE. Le montant doit être porté avant abattement, c’est ensuite le fisc qui se chargera d’appliquer l’abattement de 30 %. Si vous souhaitez sortir du régime du microfoncier et opter pour un régime réel d’imposition, vous devez remplir la déclaration spécifique 2044. Attention, l’option pour un régime réel s’applique obligatoirement pour une période de trois ans, durant laquelle elle est irrévocable. Ensuite, l’option se renouvelle tacitement d’année en année, sauf si vous choisissez de revenir au microfoncier (réponse ministérielle n° 94953, JOAN du 05.09.06).

Sources –

Pendant plus d’une semaine, juste quelques semaines avant le scrutin définitif François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont succédés sur l’île de la Réunion. Les trois candidats sont partis des mêmes constats et proposent des solutions pas vraiment dissonantes.

Saint-Denis de La Réunion, envoyée spéciale de la1ere.fr – Une tournée des Outre-mers, c’est dépassé. Trop loin, trop cher, et trop fatiguant. François Hollande, François Bayrou et Nicolas Sarkozy se sont aventurés dans l’Océan Indien lors de leur campagne, ces quinze derniers jours, comme l’avaient fait fin mars Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen début février.
A moins d’un mois du premier tour, tous ont misé sur la Réunion. Huit-cent mille habitants, un faible décalage horaire… c’est donc depuis l’île Bourbon que les candidats se sont adressés, à la Réunion en particulier, aux Outre-mer en général.

Pour ces séjours express dans l’Océan Indien, la règle était de se faire accueillir à la fois par des élus locaux et des militants exaltés. Aucun n’y a dérogé, tout était soigneusement préparé. Au risque parfois de s’attirer des railleries dans les autres camps.

Ainsi François Hollande, qui devait être accueilli en grande pompe par le Parti communiste réunionnais, s’est retrouvé fort dépourvu à l’heure de ses meetings. Ni le sénateur Paul Vergès, ni la masse de militants pourtant annoncés en nombre ne se sont montrés. Un coup dur pour le socialiste qui avait certainement sous-estimé les dissensions de la gauche locale.

De quoi faire jaser dans les rangs de l’UMP qui, du coup, a joué sur l’unité aux cotés du président de Région Didier Robert et du sénateur Michel Fontaine.

Côté Modem, François Bayrou se devait de s’afficher auprès de Thierry Robert, maire de la commune de Saint-Leu et candidat dans une des toutes nouvelles circonscriptions de l’île. La présidente du Conseil Général Nassimah Dindar, passée en cinq ans de l’UMP au Modem, avec entre temps une alliance temporaire avec le PCR, était de la partie.

Défiscalisation et exonérations reviennent en boucle
C’est donc entouré de fins connaisseurs des réalités locales que tout ce petit monde s’est présenté face aux militants. Dix-mille pour Nicolas Sarkozy à Saint-Pierre, 4 000 pour Hollande à Saint-Denis, puis 7 000 à Saint Joseph; et enfin 900 pour François Bayrou dans le chef-lieu.

Face à la foule, les discours présentaient beaucoup de points communs. Le constat tout d’abord saute aux yeux: la vie est trop chère Outre-mer, le chômage notamment parmi les jeunes y atteint des sommets considérables. Jusqu’à 60% des jeunes actifs réunionnais sont concernés.

Chacun y est allé de ses propositions, tous souhaitant des exonérations de charges fiscales sous conditions dans les zones franches globales, et le maintien de la défiscalisation Outre-mer. Ce qui a valu à Nicolas Sarkozy une pique contre son adversaire socialiste, lui reprochant de « tenir un discours à Paris et un discours à la Réunion ». Le candidat UMP a proposé une exonération de charges sociales pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans.

Quelques jours plus tôt, François Hollande réexposait son ambition de création d’une banque publique d’investissements.

Une même crainte: l’abstention
Que ce soit sur l’autosuffisance alimentaire ou sur l’autonomie énergétique, les engagements ont fusés ces derniers jours. Sans doute Nicolas Sarkozy a été le plus généreux en promesses, dans sa volonté de surprendre et déstabiliser avec de nouvelles propositions.

Même si certaines de ses propositions, notamment concernant la défiscalisation, ne font que renforcer des mesures déjà prévues par la Loi d’orientation économique pour l’Outre-mer (LODEOM).
Les exonérations de Nicolas Sarkozy auraient, selon le candidat UMP un coût de 140 millions d’euros. De quoi relancer Bayrou sur son credo préféré.

Devant le public du théâtre de Champ Fleuri, le candidat Modem a accusé les candidats de creuser la dette en multipliant les mesures onéreuses. Malgré près d’une heure de discours ce dimanche soir, lui n’a pas avancé beaucoup de projets, hormis le retour à un ministère de l’Outre-mer de plein exercice et d’un « office du transport » chargé de veiller aux meilleurs coûts de voyage, à la fois pour les marchandises et les personnes.

Les militants en ont donc eu pour leur grade, en ce début avril, puisque chaque apparition d’un candidat était l’occasion d’effusions et de bains de foule. Serre photovoltaïque, exploitation agricole, rencontre avec des dignitaires religieux ou encore des responsables d’exploitation agricole, tous ont tout donné pour cette opération séduction.

Un sondage effectué avant le 31 mars, date de la venue de François Hollande donnait le candidat socialiste très largement en tête au second tour, avec 67% des intentions de vote. Ici plus encore qu’ailleurs, la crainte est celle de l’abstention. Le 6 mai 2007, ils étaient près de 28% à ne pas prendre le chemin des urnes.

Sources : la1ere.fr pour Francetv2012 – Maïté Koda – Avril 2012

Le Syndicat national unitaire des impôts (SNUI) vient de rendre son rapport concernant les chiffres des principales décisions fiscales du dernier quinquennat dont on peut dire qu’il aura été marqué par une fièvre fiscale . Plusieurs mesures peu visibles du grand public, comme la non revalorisation des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse des prélèvements sociaux, de la fiscalité locale (+11,47% pour la taxe d’habitation entre 2007 et 2010) ont touchés les classes moyennes au détriment des plus riches, d’après le SNUI. Même chose en matière de TVA, puisque les 10% les plus pauvres consacrent 8,1% de leur revenu à la TVA contre 3,4% pour le dernier décile.

Le capital avantagé sur le travail

Les plus riches ont tiré profit des multiples « niches fiscales » au sens large (crédit d’impôt, réduction d’impôt, abattement, exonération, méthodes particulières de calcul) qui représentent un coût budgétaire annuel de 145 Md€, du bouclier fiscal et de la baisse de l’ISF (dont le montant moyen est passé de 9 803€ en 2001 à 8 369€ en 2007, puis à 7 516€ en 2010).
Au total, toujours d’après le SNUI, le choix politique a toujours consisté à maintenir la fiscalité du patrimoine aussi basse que possible, de limiter au maximum la hausse de la charge fiscale des plus aisés et de reporter sur de multiples taxes, notamment de taxes sur la consommation, le poids global de la contribution commune.

Sources – TF1 / LCI – Mars 2012 (23)

Durant plus de 10 ans (1998 à 2008), Gauche et Droite ont baissé les impôts de 3 points du PIB.

Plus de 60 milliards d’euros économisés par les contribuables avant que la crise de 2008 arrête tout.

La droite prévoit 40 milliards de hausses. A priori, pas de nouveautés, car ces mesures ont été votées, notamment celles des deux plans Fillon de fin 2011. Il s’agit, pour les particuliers, de la non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, de l’ISF et des donations; de l’augmentation du taux réduit de la TVA de 5,5 à 7% (s’y ajoute celle du taux normal de 19,6 à 21,2%, votée à la fin de février); du durcissement de la taxation des plus-values immobilières ; de la fin du dispositif Scellier (immobilier locatif), etc.

La gauche envisage 65 milliards de hausses: les 16 milliards des deux plans Fillon et 49 milliards de mesures de son cru (29 pour réduire les déficits et 20 pour financer de nouvelles dépenses). Il s’agit, pour les particuliers, de la création d’une tranche de 45% pour tous les revenus supérieurs à 150 000 euros par part ; du plafonnement à 10 000 euros de l’avantage tiré de toutes les niches fiscales; de la réduction du plafond du quotient familial de 2 300 à 2 000 euros; de la hausse de 0,5% (à raison de 0,1% par an) de la cotisation retraite des salariés; de la création d’une contribution dépendance; du relèvement des taux de l’ISF pour les plus gros patrimoines; de la limitation de l’abattement sur les successions à 100 000 euros par enfant.
D’autres mesures plus spectaculaires ont occupé le terrain, mais elles ne concernent qu’un petit nombre de contribuables. Une taxe sur les exilés fiscaux proposée par Nicolas Sarkozy. Elle répondait à la proposition choc de François Hollande: imposer à 75% les revenus de plus de 1 million d’euros. Question pour l’heure sans réponse : que prévoit le candidat socialiste pour les revenus situés entre la tranche à 45% et celle à 75%?

Sources – L’express – Mars 2012 (23)

François Hollande a rencontré les Français d’Outre-Mer. Il a prononcé un discours en présence de plusieurs élus ultra-marins. Chômage, lutte contre la vie chère, logement, François Hollande a présenté ses ambitions pour l’Outre-Mer. Le candidat socialiste à l’élection présidentielle veut promouvoir le développement solidaire des Outre-Mers plutôt qu’un développement endogène.

François Hollande a présenté hier ses engagements pour les territoires d’Outre-Mers. Plusieurs thèmes ont été abordés, lutte contre la vie chère, le chômage des jeunes, la défiscalisation ou encore le logement. Il a fait de nombreuses propositions pour « un nouveau modèle de développement ». Pour relancer l’emploi et la croissance en Outre-Mer, François Hollande propose un plan de relance de 500 millions d’euros « pour rattraper le retard des outre-mers en matière d’équipements structurants ». Le candidat socialiste à l’élection présidentielle veut avant tout favoriser un développement solidaire « en stimulant la création locale de valeur ajoutée » :

- Lutte contre la vie chère : François Hollande propose de « lutter contre les monopoles et les marges abusives en renforçant les instances de contrôles et les observatoires des prix et des revenus ». Il veut ainsi créer « en accord avec les Régions, des plate-formes logistiques mutualisées pour la distribution alimentaire et artisanale ». Il compte aussi mettre en place un « bouclier qualité-prix grâce à des chartes entre la grande distribution et les producteurs locaux » tout en encadrant « les prix des produits de première nécessité ».

- Prix des carburants : pour lutter contre la hausse du prix des carburants François Hollande propose « la création de plate-formes mutualisées de stockage avec les partenaires locaux et les collectivités ».

- Tarifs bancaires et des télécommunications : François Hollande compte faire « converger les tarifs bancaires entre les DOM et l’Hexagone et en alignant les prix des télécommunications entre les DOM et l’Hexagone sur le tarif appliqué au sein de l’Hexagone ».

- Agriculture : Le candidat socialiste veut élaborer « une loi d’orientation et de modernisation agricole spécifique » pour l’Outre-Mer afin de moderniser le secteur. Il veut aussi créer des « labels » et des « appellations contrôlées » pour faciliter la commercialisation des produits agricoles et agro-alimentaires des Outre-Mers.

- Logements : François Hollande propose « une loi de programmation relative au logement » pour accroître le niveau des constructions dans les départements ultra-marins.

- Chômage : Pour lutter contre le chômage qui touche particulièrement les jeunes, François Hollande veut faire en sorte qu’aucun « jeune entre 16 et 18 ans ne se retrouve sans solution d’insertion ». Il veut ainsi favoriser une « part importante de génération et d’emplois d’avenir pour les jeunes » ainsi que la création de « contrats de professionnalisation adaptés aux Outre-Mers ».

- Défiscalisation : François Hollande compte bien, s’il est élu, maintenir « le montant de la défiscalisation et des plafonds spécifiques pour les Outre-Mers afin de préserver l’attractivité de ce dispositif essentiel pour le financement des économies ultra-marines ».

Autre moment fort du discours de François Hollande à la tribune, c’est après avoir évoqué le poète martiniquais Aimé Césaire, il a déclaré vouloir « supprimer le mot race de la Constitution » car selon lui, « nous ne connaissons qu’une seule race, une seule famille, la famille humaine ». A la fin de son discours, François Hollande a incité les ultra-marins à « participer massivement au scrutin » pour faire entendre leur voix.

Sources – http://www.linfo.re – Mars 2012

L »IRT ( Ile de La Réunion Tourisme) annonce dans un communiqué le lancement d’une nouvelle campagne de publicité en métropole (France) pour la destination Réunion.

Cette campagne mettant en avant les atouts de la Réunion a débuté le vendredi 9 mars en France. Objectif de l’IRT: replacer au coeur des esprits ce qui constitue les fondamentaux de l’île en termes d’attraits touristiques. « Une destination exceptionnelle, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, pour ses pitons, cirques et remparts », mais aussi une île « remarquable pour la qualité et la quantité de ses activités de plein air, aériennes, marines, terrestre, sa faune et sa flore uniques, ses plages, et la chaleur de l’accueil de ses habitants », explique le communiqué.

La campagne prend volontairement à contre-pied certains événements qui ont récemment marqué la Réunion, et dont les médias français se sont largement fait échos, impactant de nouveau durablement l’image de l’île. « Ces événements, s’ils ne sont pas à négliger, occultent réellement les attraits exceptionnels de la destination Réunion. Pour autant, les Métropolitains placent toujours notre île à la 1ère place des destinations exotiques qui vient spontanément à l’esprit des Français », poursuit l’IRT. Parmi ces événements, a noter les émeutes et les violences urbaines du mois dernier, ainsi que les attaques de requins.

Les titres de la presse française sélectionnés sur cette première vague de campagne sont : Le Monde, 20 Minutes, Le Parisien Aujourd’hui en France, Métro, Direct Matin National, Libération, Le Figaro, Le Journal du Dimanche. Sont également programmés des annonces en ligne sur les sites du Monde, du Figaro, du Nouvel Observateur, du Point, de l’Express…L’IRT inscrit très clairement cette initiative dans sa politique de promotion et de valorisation de la destination touristique Réunion, tant auprès du grand public, que des leaders d’opinion et des professionnels du tourisme.

L’Ile de La Réunion se situe à une nuit d’avion de la France, desservie par 30 vols hebdomadaires réguliers la reliant à Paris, Nantes, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille.

La Réunion a accueilli 420 000 touristes en 2010 avec un objectif de 600 000 à horizon 2015. En 2011, le nombre de nuitées a augmenté de 10%. Le tourisme représente à l’Ile de La Réunion 9 000 emplois directs et un chiffre d’affaires estimé à 845 millions d’euros.

« Culminant à plus de 3 000 m, l’Ile de La Réunion offre toute l’année, grâce à son climat tropical, des activités exceptionnelles de toutes sortes, originales et variées : safaris dauphins et baleines, aventures en pleine nature tropicale, ainsi que des activités sportives adaptées à tous les types de clientèles (randonnées, canyoning, parapente, kitesurf, paddle, plongée, pêche au gros….). Elle dispose en outre de 40 km de plages, dont une majorité protégée par une barrière naturelle de corail (lagon) », conclut le communiqué l’IRT.

Sources – Zinfos974 – Mars 2012

Le Sénateur-Maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine, est intervenu hier dans l’hémicycle du Sénat pour poser une question d’actualité à la ministre chargée de l’outre-mer. Il s’est dit réjouit de sa réponse et de la diligence des services de l’État sur la prise de mesures exceptionnelles eu égard à la situation de crise dans laquelle se trouve sur l’île de La Réunion. Nous publions ci-dessous l’intégralité de son intervention.

Madame La Ministre chargée de l’Outre-Mer, je tiens à évoquer aujourd’hui la situation de l’île de La Réunion.

Si nous pouvons nous réjouir du calme qui parait revenir progressivement, nous avons tous été frappés par les mouvements extrêmement violents qui ont secoué plusieurs villes de notre territoire.

Ces émeutes ne peuvent être que condamnées. Néanmoins, et il nous faut le reconnaître, elles sont sous plusieurs égards, révélateurs d’un profond malaise social.

A l’instar de votre analyse tout à fait pertinente, Madame La ministre, je suis d’avis que les vrais problèmes sont la précarité et le chômage. Et la résolution de cette double problématique passe indubitablement par l’emploi, qu’il soit aidé ou pérenne, qu’il puisse être public ou sous initiative du secteur privé.

Je tiens particulièrement à saluer notre Préfet de Région qui a su mener avec succès les négociations, aboutissant ainsi à la baisse du prix de 60 produits de consommation courante, couplée aux mesures exceptionnelles touchant aux énergies. Les partenaires sociaux et économiques de l’île ont d’ailleurs qualifié ces mesures « d’historiques » !

Mais, notre devoir est de poursuivre les efforts d’ores et déjà engagés et d’apporter des réponses précises et urgentes aux attentes et préoccupations des réunionnaises et des réunionnais, notamment aux plus jeunes d’entre eux.

Le développement endogène ce n’est pas « débrouillez vous vous-même », comme l’a dit un de nos collègues !!!!! C’est plutôt accompagner et soutenir les mutations nécessaires de notre économie par nos ressources locales et par le potentiel extraordinaire que constitue le bassin Océan Indien !!!!!!!!! Madame La Ministre, pouvez- vous nous précisez les mesures que le gouvernement a prises ou prendra à cet égard ?

Je terminerai mon propos, sur le dispositif de contrats aidés du secteur non marchand à La Réunion.
Savez- vous mes chers collègues, madame La Ministre, que en 2011, une enveloppe globale de 27 790 contrat aidés a été attribuée par le gouvernement à notre département. Et que plus de 2000 n’ont pas été utilisés ! En parallèle, l’enveloppe du premier semestre de cette année a été augmentée de prés de 30%. Cette situation est un paradoxe, une aberration et un non sens !!! Mais qui trouve une explication dans le fait qu’aujourd’hui les collectivités locales et les associations ne sont plus capables d’assumer les parts résiduelles qui leur reviennent.

Aussi, Madame La Ministre à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles :

Pouvons-nous envisager une augmentation de 10% des taux d’aide de l’Etat pour les contrats aidés du secteur non marchand, ainsi qu’une réévaluation de la limite de prise en charge hebdomadaire à 26 heures ? »

Sources : http://www.zinfos974.com – Mars 2012

Environ 82% des entreprises réunionnaises sont confiantes pour l’avenir. Une confiance en fin 2011 qui s’est traduite par une augmentation des embauches et un ralentissement des licenciements. De plus, la formation devient de plus en plus prioritaire.

L’enquête a été menée par Opcalia auprès de 206 entreprises de l’île de la Réunion entre le 15 septembre et le 21 octobre 2011 avec le cabinet Majors Consultants. Selon cette étude, une majorité d’entreprises réunionnaises gardent foi en l’avenir malgré un contexte économique difficile. 82% d’entre elles se montrent confiantes et expriment leur intention d’embaucher.

Mais les candidats aux profils adaptés aux postes à pourvoir manquent bien souvent à l’appel. En 2011 comme en 2010, nombre de chefs d’entreprises ont été confrontés à ce problème. 35% des entreprises ont rencontré des difficultés de recrutement sur des profils techniques, notamment les opérateurs de premier niveau et les cadres dans une moindre mesure. Bien avant la rémunération, la pénurie de bons profils est avancée comme la raison principale à l’absence de recrutement.

Pour ces raisons, la formation bénéficie d’une image toujours positive et devient une priorité de plus en plus affirmée. 74% l’estimant prioritaire contre 69% en 2010 et 36% en 2009. 65% d’entreprises qui ont formé des salariés en 2011, le plus souvent par des prestataires extérieurs (92%) jugent la formation efficace. Les budgets de formation sont d’ailleurs en légère hausse en 2011 avec 30% des entreprises qui ont choisi de davantage investir dans la formation, principalement pour les professions techniques. Planifiant peu leurs calendriers de formations, les entreprises s’appuient sur les centres de formation et prestataires extérieurs.

Les contrats de professionnalisation connaissent un notoriété et un succès grandissants. Dans le détail, l’alternance bénéficie d’une dynamique positive, les CTP/CRP (CSP-Contrats de Sécurisation Professionnelle) sont mieux connus des entreprises qui y ont aussi plus recours, le DIF bénéficie d’une pénétration encore faible, la POE (préparation opérationnelle à l’emploi) est connue d’une minorité et peu ancrée dans les pratiques.

Sources – www.linfo.re – 02/2012

Les prix devraient diminuer ou très faiblement augmenter selon différentes prévisions. Mais les conditions d’accès à l’emprunt se durcissent, ce qui accroît la rupture entre gens solvables et non-solvables.

« Les prix baisseront jusqu’à 5% en 2012″, déclarait la FNAIM le 3 janvier.

Le même jour, Century 21 anticipait, au contraire, une très faible hausse, de l’ordre de 2 ou 3%, avec de fortes disparités à prévoir entre les régions.

Alors, que penser ? « La prévision est un exercice notoirement difficile, surtout dans le contexte actuel, avec une visibilité très faible sur le plan macroéconomique », répond Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com.

Car la conjoncture pèse sur l’immobilier. Les prix ont beaucoup augmenté ces dernières années, comme le rappelaient les notaires en novembre dernier. Alors les potentiels acheteurs attendent, ils considèrent que les prix sont bien trop élevés. Cet attentisme se constate également du côté de l’offre avant chaque élection, puisqu’elle s’attend à ce que la législation change.

Crédit moins accessible

Du côté des banques, rien ne va plus. Les taux augmentent (ils sont plus élevés en moyenne de 0,6 point par rapport à il y a un an) et ne sont pas près de redescendre. Et le robinet du crédit est fermé depuis fin août, ajoute Sébastien de Lafond : les conditions d’accès (taux d’endettement, apport personnel, situation professionnelle) se sont beaucoup resserrées. « Entre le printemps 2011 et aujourd’hui, on a perdu un tiers d’acheteurs solvables et voulant vraiment acheter ».

Et puis, enfin, il y a les résultats des plans de rigueur avec la fin du PTZ+ (qui aidait les primo-accédants à disposer d’un apport personnel) dans l’ancien et du dispositif Scellier (avantage fiscal pour les investisseurs qui achetaient des logements neufs en vue de les louer). « Le PTZ+ concernait 300.000 acquisitions en France en 2011 sur un marché total de 800.000 transactions, fait remarquer le président de Meilleurs Agents, il a joué un rôle essentiel pour la majorité des primo-accédants ».

Au final, la pression est plus forte sur le nombre d’acheteurs que sur le nombre de vendeurs. « Et comme on a déjà amorcé une baisse, ajoute Sébastien de Lafond, je ne vois pas comment on pourrait avoir un scénario haussier ».

Etes-vous encore solvable ?

Alors, est-ce le moment d’acheter ? Tout dépend dans quel camp vous êtes, répond Sébastien de Lafond. Avec la situation des banques et la fin du PTZ+, la rupture s’est encore plus marquée entre les solvables et non-finançables (essentiellement jeunes primo-accédants). Soit vous ne pouvez pas être financés aujourd’hui, « et nombreux sont les gens dans cette situation », soit vous avez la chance d’être solvable, « et là le marché devient intéressant ». Car les taux restent à des niveaux intéressants. Les prix ont commencé à diminuer. Et parce que les biens partent moins vite : « on a plus de choix et plus de temps, notamment pour réfléchir ».

Faut-il attendre que cela baisse plus ? « On n’arrive jamais à atteindre le plus bas quand on achète ni le plus haut quand on vend », répond Sébastien de Lafond.

Et pour les vendeurs ? « Le piège à éviter dans le marché actuel, est celui de la surestimation » averti Sébastien de Lafond. « Si vous proposez 10% plus cher, les gens ne vous appelleront pas ». Et si le bien est toujours sur le marché au bout de 6 mois, le vendeur répondra positivement à une proposition, même sévère.

Sources – Jessica Dubois – LCI/TF1 – 02/2012

A l’heure du sommet social, alors que la France vient de perdre son triple A et s’enfonce dans la récession, le temps est venu de faire des propositions concrètes et crédibles immédiatement applicables après les élections présidentielles.

Après des années de laxisme économique, il faut faire preuve de volontarisme. Or le seul domaine où un pays peut agir aujourd’hui directement est celui de la fiscalité. Faisons quatre propositions immédiates permettant de relancer la machine économique.

Ces quatre outils fiscaux obéissent au même mécanisme, celui des contributions incitatives :

-la taxation choisie est proportionnelle et très faible (de l’ordre de 0,01 à 0,1%).
-elle est différentielle, et non subie, car elle dépend des choix du contribuable.
-elle est prévue pour augmenter progressivement, sa progression est connue.
-le produit de chaque taxation n’est pas absorbé par le budget de l’Etat mais a une destination connue, d’utilité publique, utile à la Nation.
-elle ne suppose aucune exonération, aucun cas particulier dérogatoire qui introduirait une iniquité.

En respectant ces cinq règles, le nouveau président pourra décider dans les mois qui suivront son élection :

-l’instauration unilatérale d’une taxation de tous les flux financiers. Contrairement à ce qui a été dit, elle n’aurait pas d’impact négatif sur l’économie. Le produit intégral de cette taxe « Tobin » servirait à racheter la dette de l’Etat français. Cette mesure serait un signal fort en direction des marchés (la France se donne les moyens de rembourser ses dettes) et en direction des citoyens (la France ne laissera plus les marchés faire comme ils l’entendent, elle reprend la main).

-l’instauration d’une TVA différentielle sur tous les produits et les services. Ce différentiel sera conditionné au respect de critères sociaux et environnementaux. On mettra en place, branche par branche, une différenciation établie sur des critères précis et choisis en concertation avec les entreprises, les organisations de consommateurs et les partenaires sociaux. Les taux différentiels auront, dans un premier temps, un écart faible (par exemple 19 et 20%) puis les écarts iront en s’accentuant. Les produits de cette TVA permettront aux entreprises d’investir dans des procédures environnementales de qualité.

-l’instauration d’une taxation de l’énergie d’origine non renouvelables (hydrocarbures, nucléaire, …) dont le produit permettra d’investir dans les énergies propres.

-l’instauration d’une taxation du foncier en fonction de la consommation énergétique. Proportionnelle, elle ne sera donc pas payé si on produit davantage que l’on consomme (maison passive ou à énergie positive). Elle sera complétée par la mise en place de tarifs progressifs sur la consommation énergétique. Le produit de cette taxe servira à rénover les bâtiments mal isolés.

Ces trois derniers outils fiscaux permettront d’envoyer un signal fort en direction des entreprises (il faut faire des choix stratégiques en direction de l’économie verte) et à destination des consommateurs (acheter bio, local, renouvelable ou recyclable va revenir moins cher). Ils vont permettre de créer des emplois nombreux dans des secteurs variés. Ils vont permettre de lancer la seule révolution économique qui va nous permettre de sortir de la crise : se lancer dans un système économique qui ne dépend plus de ressources fossiles et non durables.

Sources – www.agoravox.fr – 02/2012